La 18e murale a été peinte sur l’édifice du 332 rue Marquette.

La 18e murale, une œuvre « plus universelle »

Le circuit des murales de Sherbrooke vient d’ajouter une nouvelle œuvre à sa collection. Et contrairement aux 17 autres, celle peinte sur l’édifice du 332 rue Marquette n’a rien à voir avec l’histoire de Sherbrooke.

Intitulée Le cinquième élément, cette 18e murale est l’œuvre de l’artiste allemand et maître du trompe-l’œil, Steffen Jünemann, dont on retrouve des œuvres en Allemagne, aux États-Unis et dans les Émirats arabes, notamment.

Il s’agit d’une œuvre au style plus contemporain, qui n’est pas sans rappeler celle intitulée Sherbylove, que l’on retrouve sur un édifice de la rue Wellington Nord.

Lors de son inauguration, jeudi, Serge Malenfant, président coordonnateur de l’organisme MURIRS, l’a décrit comme une œuvre « plus universelle » dans laquelle on retrouve les quatre principaux éléments que sont la terre, l’air, l’eau et le feu, tous interreliés pour former un cinquième élément.

« C’est une murale qui se veut plus actuelle comparée aux 17 murales précédentes qui portaient beaucoup sur le passé et l’histoire de Sherbrooke, explique M. Malenfant. Dans ce cas-ci, c’est un sujet beaucoup plus universel, plus actuel lié à l’environnement dans une thématique qui se voulait positive. »

Volet international

Cette 18e murale marque aussi une nouvelle approche, a indiqué M. Malenfant

« On reviendra sûrement un jour à l’histoire de Sherbrooke, mais ce qu’on souhaite faire pour le moment, c’est d’inviter des artistes internationaux, nationaux et même locaux à nous présenter des projets. On veut aller chercher des artistes qui ont une bonne réputation artistique qui continueront à peindre dans ce qui fait notre marque de commerce ici à Sherbrooke, c’est-à-dire le trompe-l’œil, tout en faisant connaître Sherbrooke à l’international à travers leur porte-folio. »

L’inauguration de la 18e murale de Sherbrooke, intitulée Le cinquième élément, s’est déroulée en présence du maire de Sherbrooke, Steve Lussier, de Thierry Noël, propriétaire du bâtiment, de Serge et Bernard Malenfant, président et coordonnateur de MURIRS, de la conseillère Annie Godbout,  et  du conseiller Paul Gingues.

Produit d’appel

Lancé en 2002, le circuit des murales est devenu un élément identitaire pour le tourisme sherbrookois, a indiqué la directrice à la commercialisation et aux communications de Destination Sherbrooke, Lynn Blouin. Quelque 12 700 personnes ont emprunté le circuit des murales au cours de la dernière année. De ce nombre, le deux tiers (64 %) provenaient de l’extérieur de la ville de Sherbrooke.

« La moitié des gens qui entrent au bureau de tourisme nous demandent de l’information au sujet des murales », a indiqué Mme Blouin lors de la conférence de presse marquant l’inauguration de la nouvelle murale.

« Grâce aux murales, on peut dire que notre ville est devenue une véritable galerie à ciel ouvert, a pour sa part souligné le maire Steve Lussier. La ville est maintenant reconnue pour ses belles murales à l’échelle régionale, nationale et même internationale. C’est une bonne, très bonne nouvelle. »