Kruger fait volte-face en ce qui concerne le projet de 50 M$, qui prévoyait la construction d’un bâtiment de 250 000 pieds carrés après que des citoyens eurent fait part de leurs inquiétudes dans une séance d’information publique, mercredi.
Kruger fait volte-face en ce qui concerne le projet de 50 M$, qui prévoyait la construction d’un bâtiment de 250 000 pieds carrés après que des citoyens eurent fait part de leurs inquiétudes dans une séance d’information publique, mercredi.

Kruger abandonne son projet de centre de distribution

Kruger abandonne l’idée de construire un énorme centre de distribution sur l’ancien terrain de golf Prince-de-Galles, sur le chemin des Écossais.

L’entreprise fait volte-face en ce qui concerne le projet de 50 M$, qui prévoyait la construction d’un bâtiment de 250 000 pieds carrés après que des citoyens eurent fait part de leurs inquiétudes dans une séance d’information publique, mercredi.

« Même si la société Kruger était confiante de pouvoir instaurer des mesures d’atténuation qui auraient minimisé l’impact du projet pour les résidents du secteur, notamment en raison de la configuration favorable du terrain, l’entreprise s’est ravisée après avoir déterminé que des modifications requises à l’infrastructure routière pour rendre l’accès au site sécuritaire ne permettrait pas de respecter l’échéancier de mise en service au printemps 2021 », indique l’entreprise dans un communiqué de presse. 

« Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont assisté à la rencontre de mercredi dernier, a déclaré Jean Majeau, vice-président principal, Affaires corporatives et communications de la société Kruger dans ce même communiqué. Il y a évidemment beaucoup de critères à considérer pour l’aménagement d’un site d’une telle envergure, mais pour nous, l’enjeu le plus important demeure l’intégration harmonieuse du projet dans la collectivité et l’accès sécuritaire au site. »

Citoyens rassurés 

Rappelons que l’accueil des citoyens face à ce projet s’est avéré très tiède, mercredi. Thierry Nootens avait appelé les citoyens à la résistance. Il se questionnait sur la circulation automobile et sur le bruit. 

« On peut dire que Kruger s’est comporté en bon citoyen corporatif, réagit M. Nootens, joint par La Tribune vendredi après-midi. La compagnie a bien entendu les inquiétudes formulées par les citoyens lors de l’assemblée publique. »

Le citoyen sentait que l’entreprise était « en réflexion par rapport à ce que les citoyens signifiaient », mercredi, lors de la séance d’information. « Il fallait quand même se rendre à l’évidence que l’impact allait être majeur pour les résidants du secteur, précise M. Nootens. [...] La compagnie cherchait à mitiger les impacts qui auraient pu être engendrés par son projet, mais les impacts sur la circulation, la configuration du site et la pollution sonore à prévoir étaient des données majeures. »

Thierry Nootens aura un message à passer à la Ville, lundi, à l’occasion de la séance du conseil municipal. « Ce qui me rassurerait le plus, c’est que la Ville de Sherbrooke et les élus respectent les orientations qui sont contenues au schéma d’aménagement. Je pense qu’il y a beaucoup de travail à faire en matière de cohérence. C’est le document auquel le citoyen doit se référer pour déterminer quel sera l’aménagement du territoire dans les années à venir. Dans le cas de l’entrepôt de Kruger, c’est quelque chose qui va dans le parc industriel », exprime-t-il. 

Kruger a décliné la demande d’entrevue de La Tribune.