Justice et faits divers

Poursuite policière rocambolesque à Québec

Mercredi, vers 9h45, les policiers aperçoivent sur l’autoroute 40, près de la sortie Jean-Gauvin, un VUS Toyota Highlander qui tirait une remorque chargée. Les policiers obtiennent l’information que le conducteur, un homme de 53 ans, doit conduire accompagné d’un ergothérapeute, ce qui n’est pas le cas.

Les policiers tentent en vain d’intercepter le véhicule, «mais le conducteur refuse de s’immobiliser, déclenchant alors une poursuite policière d’une durée de 10 à 15 minutes», indique David Poitras, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Alors qu’il est poursuivi, le suspect conduit à haute vitesse et brûle des feux de circulation. Sur l’autoroute 440, à la hauteur de la rue Frank-Carrel, les policiers tentent d’immobiliser le véhicule, mais le suspect reprend la fuite en direction ouest. 

Le fuyard a finalement immobilisé son véhicule dans une entrée d’une résidence privée de la route 138 à Saint-Augustin-de-Desmaures. 

Il a été arrêté par les policiers pour fuite et conduite dangereuse. Il devait rencontrer les enquêteurs au courant de la journée.

On ignore les raisons de cette restriction de conduite imposée au quinquagénaire.

Exigence très temporaire

Gino Desrosiers, porte-parole de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), a expliqué qu’il s’agit d’une «condition très temporaire [...] en lien avec la santé d’un conducteur».

L’exigence de conduire accompagné d’un ergothérapeute — ou d’un évaluateur de conduite de la SAAQ — peut venir d’une demande de révision de la suspension d’un permis pour des raisons de santé. Un médecin peut aussi informer la SAAQ qu’une condition de santé importante de son patient doit être prise en compte par les autorités compétentes, a indiqué M. Desrosiers.

Dans les deux cas, la condition demeure jusqu’à la réception et l’analyse d’un rapport de l’ergothérapeute. «Tant qu’on n’a pas le rapport de l’ergothérapeute, le permis est suspendu. Dans la grande majorité des cas, les gens vont nous dire qu’ils vont renoncer eux-mêmes à la conduite parce qu’ils vont avoir réfléchi sur leur condition, et que leur état ne leur permet pas de conduire de façon sécuritaire», a expliqué M. Desrosiers.

«C’est généralement en lien avec les [facultés] cognitives, [il peut s’agir d’]une personne qui commence à souffrir de démence ou de la maladie d’Alzheimer, et le médecin préfère nous le signaler à des fins d’évaluation», a-t-il précisé.  Avec La Presse canadienne

Actualités

Un camion se renverse dans une carrière à Granby [VIDÉO]

Un camionneur a été quitte pour une bonne frousse quand son véhicule s’est renversé sur le côté dans une carrière de Granby, mercredi matin. L’intervention des pompiers a été nécessaire pour extirper le camionneur de sa fâcheuse position. Celui-ci s’en tire avec des blessures mineures.

La scène de l’accident laissait présager le pire. Le camion à benne était renversé sur le côté dans une carrière du rang Bergeron Ouest. La cabine du côté conducteur était écrasée. « Pendant une manœuvre de déchargement de terre, en levant la benne, le camion est parti de côté », explique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. 

Le camionneur âgé de 50 ans, qui s’en est tiré avec des blessures mineures, était coincé dans son fardier, entre le volant et son siège. Les pompiers sont intervenus avec leur équipement spécialisé pour le libérer. Ils ont d’abord sécurisé le véhicule, puis ils ont procédé à la désincarcération. « On a dû défaire des pièces du camion pour libérer le camionneur », explique Robert Dubé, chef de division aux opérations au Service des incendies de Granby. 

Après 30 minutes de travail, le camionneur de Saint-Joachim-de-Shefford a été extirpé. Il a été pris en charge par les ambulanciers et a été transporté de façon préventive à l’hôpital de Granby, mais ses blessures ne laissent pas craindre pour sa vie. 

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail a été avisée de l’accident.

Actualités

Fillette agressée au McDonald's: trois accusations déposées contre un Granbyen

Le Granbyen soupçonné d’avoir agressé une fillette âgée d’à peine neuf ans dans les toilettes d’un restaurant McDonald’s, Christopher Dégarie Giroux, fait face à des accusations d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’avoir omis de respecter une ordonnance qui lui interdisait de se trouver en présence d’une personne âgée de moins de 16 ans.

Cette sordide histoire a débuté lorsqu’une famille de passage à Granby s’est arrêtée au restaurant McDonald’s de la rue Denison Est, lundi soir, vers 22 h. La fillette s’est ensuite rendue seule aux toilettes du commerce. Le suspect l’aurait alors suivi pour la rejoindre dans la pièce. 

Son père, possiblement inquiet de ne pas la voir revenir, est rentré dans la pièce où il a surpris un homme près de sa fille. 

Une bousculade s’en est suivie entre le père de famille et le suspect. Ce dernier a réussi à prendre la fuite. Une description de l’individu a permis aux policiers dépêchés dans le secteur de le localiser dans la rue Drummond qu’il a gagnée en empruntant le pont flottant situé derrière le restaurant.

L’homme âgé de 22 ans, qui est connu des policiers, a été arrêté.

La fillette a notamment subi un choc nerveux. La nature des gestes posés par l’homme n’a pas été précisée par le service de police mardi.

Accusations

Trois accusations ont été déposées contre le Granbyen, soit agression sexuelle, contacts sexuels sur une mineure et non-respect d’ordonnance de la cour.

Il était interdit à M. Dégarie Giroux, un jeune homme de petite stature, d’approcher un mineur à la suite d’une précédente condamnation pour des faits similaires.

En mai 2018, à Longueuil, il avait été condamné à 90 jours de prison pour agression sexuelle, contacts sexuels sur un mineur, non-respect de ses conditions et fabrication de fausses preuves en cour.

Deux ans plus tôt, il avait été trouvé coupable de vol qualifié et d’entrave au travail des policiers.

fait divers

Fuite de gaz coin Lalemant et Druillettes

On a dû procéder à des évacuations, mardi avant-midi, dans le secteur du mont Bellevue à la suite d’une fuite de gaz.

On a dû procéder à des évacuations, mardi avant-midi, dans le secteur du mont Bellevue à la suite d’une fuite de gaz.

Ce sont des travaux d’excavation qui ont forcé les services d’urgence à se rendre à l’intersection des rues Lalemant et Druillettes, vers 9h45.

Les pompiers ont visité des résidences avoisinantes pour demander aux résidants de sortir. En tout, une vingtaine de personnes ont dû évacuer.

«Ils nous ont dit de fermer les fenêtres et de sortir», mentionne Guy Marchand, un locataire d’un immeuble à logements en face de la résidence où les travaux ont lieu.

«La pelle a commencé à creuser ce matin et vers 9h15, on nous a demandé d’évacuer. Ça avait commencé à sentir le gaz.»

M. Marchand a vu les pompiers arroser la fuite pour éviter que le gaz ne vienne en contact avec des éléments pouvant provoquer une explosion.

justice

Agressé et volé en sortant d’un taxi: cinq suspects comparaissent

Cinq individus devront répondre d’une sauvage agression d’un homme de Sherbrooke dans l’objectif de lui voler son argent et sa drogue.

Trois hommes et deux femmes de 19 à 27 ans ont été amenés lundi, menottes aux poings, au palais de justice de Sherbrooke. C’est l’ex-conjointe du jeune homme qui s’est fait voler, Rose Pruneau, qui l’aurait identifié.

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Cette dernière, de même que Carol-Ann Homan, Wesley Aucaucou, Raphaël Nadeau et Maksin Hayrutdinov ont été accusés de vol qualifié, de complot pour vol qualifié et d’introduction par effraction, lundi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Aucaucou et Nadeau sont aussi accusés de port de déguisement.

Celui qui allait devenir la victime dans cette affaire est débarqué d’un taxi sur la rue Chauveau à Sherbrooke vers 1 h 30 dans la nuit de vendredi à samedi

Il a été interpellé par un premier suspect qui lui a demandé une cigarette jetant les bases à ce guet-apens pour le voler.

Deux autres individus sont sortis d’un véhicule pour se joindre au premier suspect pour frapper la victime.

Ils lui ont volé ses chaussures, ses clés, son sac, son portefeuille de même que son téléphone intelligent.

fait divers

En boisson et à haute vitesse, il perd le contrôle sur la 410

Un conducteur en boisson roulant à haute vitesse a perdu le contrôle de son véhicule, dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’il roulait sur l’autoroute 410.

Vers 3 h, les policiers du poste autoroutier Estrie de la Sûreté du Québec (SQ) ont capté le chauffard qui circulait à plus de 160 km/h sur l’autoroute.

« L’automobiliste a pris la sortie pour le plateau Saint-Joseph puis a perdu le contrôle de son véhicule pour terminer sa trajectoire en faisant une embardée près d’un stationnement de commerce », raconte Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ.

« Le conducteur, un résident de Sherbrooke de 28 ans, a été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies. Il a échoué l’alcootest avec un taux avoisinant le double de la limite permise. »

Son permis de conduire a été suspendu 90 jours en attendant la suite des procédures judiciaires, ajoute Mme Guindon. Un constat d’infraction de 1303 $ et 14 points d’inaptitude lui ont également été remis pour le grand excès de vitesse.

De plus, en fin de semaine, les policiers du poste autoroutier Estrie sont intervenus auprès de deux motocyclistes qui circulaient eux aussi à haute vitesse sur l’autoroute 10, sur le territoire de Sherbrooke.

« Le premier a été capté vers 17 h 30 et le second a été capté dimanche vers 19 h 30 », enchaîne-t-elle. 

« Les deux contrevenants, des conducteurs âgés de 20 et 30 ans, ont été captés alors qu’ils circulaient à des vitesses avoisinant les 170 km/h sur l’autoroute, ce qui leur a valu des constats de 1378 $ et 14 points d’inaptitude. »

Justice et faits divers

Le signal du téléphone du président de Savoura réduit le territoire des recherches

Le territoire de recherche afin de retrouver le président de Sagami-Savoura et son fils de 14 ans, portés disparus en hélicoptère depuis mercredi dernier, s’est à nouveau rétréci lundi.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé que la réception d’un signal provenant du téléphone portable de Stéphane Roy permettait aux Forces armées canadiennes de poursuivre leurs recherches aériennes sur un plus court rayon dans le ciel des Hautes-Laurentides.

La sergente Hélène Nepton a indiqué qu’une patrouille nautique munie d’un sonar a été déployée lundi matin dans le réservoir Mitchinamecus afin de vérifier si l’hélicoptère s’y trouve. La porte-parole de la SQ a précisé que certaines informations provenant du plan de vol habituel du pilote ont démontré qu’il survolait régulièrement ce plan d’eau situé à environ cinq kilomètres du chalet familial.

Les ressources nautiques du corps de police provincial devaient donc explorer une superficie de deux à sept kilomètres où les eaux sont plus profondes.

Ce sont les Forces armées canadiennes qui coordonnent les recherches aériennes menées dans les Hautes-Laurentides, auxquelles collaborent notamment la Sûreté du Québec et l’Association civile de recherche et de sauvetage aérien.

Au cours du week-end, le commandement opérationnel interarmées avait relevé le niveau de l’opération à celui de «recherche majeure», ce qui permet d’ajouter des ressources supplémentaires sur le terrain.

Le major Christian Labbé, commandant de la force opérationnelle aérienne déployée à Mirabel, qui coordonne le travail de quelque 80 personnes, dispose de trois hélicoptères Griffon, d’un hélicoptère Cormorant, de deux avions Hercules basés à Trenton et d’un avion CP-140 Aurora muni de caméras thermiques et de senseurs permettant d’approfondir les recherches même durant la nuit.

L’aéroport de Montréal a prêté des locaux et des services à ses installations de Mirabel pour permettre aux Forces armées canadiennes d’y installer leur quartier général temporaire.

Tous les efforts sont concentrés sur la recherche de l’appareil qui n’a jamais émis de signal de détresse.

Justice

Sévères conditions pour un exhibitionniste

Coupable de gestes d’exhibitionnisme, Jean-François Poisson devra compléter un suivi au CIVAS de l’Estrie, respecter une série de conditions et effectuer 240 heures de travaux communautaires.

Poisson avait reconnu s’être masturbé dans les locaux de l’Office municipal d’habitation (OMH) sur la rue William-Ives à Sherbrooke en avril 2017.

À LIRE AUSSI: Action indécente: un rapport sexologique demandé dans le dossier de Poisson

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec avait ordonné que Poisson soit évalué par un sexologue avant d’imposer la peine.

Un rapport présentenciel avait déjà été préparé dans ce dossier.

« L’objectif était d’imposer une peine pour protéger la société. Lorsqu’il est encadré, Jean-François Poisson fonctionne bien. Le juge a déterminé que la société sera mieux protégée s’il continue à être suivi par des spécialistes et qu’il ne consomme pas de drogue. Cette consommation favorise le passage à l’acte. La consommation de drogue déclenche les comportements de nature sexuelle qui perturbe la société », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Véronique Gingras-Gauthier.

Poisson effectue quatre heures de suivi par semaine auprès de CIVAS-Estrie, un organisme spécialisé pour le traitement des troubles sexuels. Au cours des trois prochaines années, il ne pourra fréquenter les lieux où il a commis les crimes.

« La condition la plus importante est de ne pas consommer de drogue. Vous devez mettre une croix là-dessus », a insisté le juge Chapdelaine.

Poisson devra poursuivre tout suivi relatif à sa condition psychologique ou pour éviter la consommation de stupéfiants. Il devra aussi être évalué par un organisme en déficience intellectuelle.

« Vous avez une chance ultime d’éviter la détention. Vous avez fait des efforts considérables pour essayer d’éviter la récidive. Votre comportement est positif. Dans un milieu encadré, nous espérons que vous pourrez continuer en ce sens », signale le juge Chapdelaine.

Une sentence suspendue avec trois ans de probation a été imposée à Jean-Francois Poisson, lundi, au palais de justice de Sherbrooke. Il devra effectuer 240 heures de travaux communautaires.

« Si l’accusé brise ses conditions, il pourra être ramené devant le tribunal pour qu’une peine de six à huit mois de prison lui soit imposée. Pour le moment, il reste en liberté avec un encadrement serré », explique Me Gingras-Gauthier.

Le juge s’est basé sur les multiples évaluations faites dans le dossier de Jean-François Poisson avant d’imposer la peine.

« Les suggestions des psychiatres, psychologues et avocats sont une alternative à la détention. On considère que vous êtes capable de respecter des conditions durant trois ans. On vous impose un cadre serré et rigide à l’intérieur duquel vous êtes capable d’évoluer », explique le juge Chapdelaine.

Déjà condamné à la prison pour des gestes indécents, Jean-François Poisson s’est repris en main au cours des derniers mois.

« Il semble vouloir se conformer pour éviter une peine. C’est un individu qui a déjà travaillé. Il est capable de travailler. Les travaux communautaires vont éviter qu’il reste oisif et la sentence suspendue va permettre de le ramener au tribunal s’il brise ses conditions », a mentionné l’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette.

La procureure aux poursuites criminelles signale que Poisson possède six antécédents en matière d’exhibitionnisme.

« Un suivi serait la meilleure façon d’empêcher la récidive. Le condamner à une peine de détention pourrait lui faire perdre ses acquis, mais il doit rester encadré », avait plaidé Me Gingras-Gauthier.

Antécédents

En novembre 2017, Jean-François Poisson avait reconnu des gestes d’actions indécentes pour lesquels il avait été condamné à cinq mois de prison.

Il avait reconnu s’être masturbé en public et s’être trouvé nu dans un endroit public.

Poisson avait été surpris dans l’entrée d’un immeuble de la rue Marquette à Sherbrooke alors qu’il se masturbait.

Relâché après s’être engagé à respecter certaines conditions, Poisson est retourné au centre-ville de Sherbrooke.

Une fois dans le boisé en bordure de la rivière Saint-François au bout de la rue des Abénaquis, il s’est dévêtu.

Un père de famille qui se promenait avec son enfant dans le secteur de la place Nikitotek avait aperçu Poisson dans ce contexte.

fait divers

Deux individus s’évadent de la prison Talbot

C’est un individu décrit comme manipulateur et brillant qui a tenté de s’évader de la prison Talbot de Sherbrooke au cours de la fin de semaine.

Marc Gordyn était incarcéré après avoir passé plus de six mois en cavale lorsqu’il a tenté de s’évader du Centre de détention de Sherbrooke.

Ce dernier a été intercepté dans la section sécurisée entre les deux barrières barbelées de la prison pendant que le détenu avec lequel il partageait sa cellule, Steven Lefebvre, réussissait à les traverser dans la nuit de samedi à dimanche.

L’individu de Contrecœur a cependant été rattrapé par les patrouilleurs du SPS dans le boisé situé près de la piste cyclable derrière la prison.

« Nous avons été appelés pour une évasion vers 1 h 40. Nous avons déployé tous les effectifs sur place », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Les patrouilleurs du SPS ont ratissé le secteur.

« Nous avons localisé le suspect dans le boisé situé près de la piste cyclable à l’arrière de la prison. En moins de vingt-cinq minutes, il a été retrouvé », signale le porte-parole du SPS.

Le suspect a été remis à la Sûreté du Québec qui fera l’enquête dans cette affaire avec sa division des crimes majeurs.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec mentionne que les deux accusés « ont été repris grâce à la vigilance du personnel. »

Selon La Presse, les deux détenus auraient utilisé une corde faite de draps noués pour franchir des barrières. Au moins une fenêtre a été fracassée.

Longue feuille de route

Gordyn possède une longue feuille de route en matière criminelle qui remonte à 1982. Il avait aussi plusieurs dossiers en cours devant le tribunal.

La semaine dernière, il avait renoncé à son enquête sur remise en liberté concernant des accusations de liberté illégale et de harcèlement.

Durant sa cavale du domaine Orford en février 2018, Gordyn se serait caché dans le logement d’une nouvelle conjointe sur la rue Bowen à Sherbrooke.

C’est à cet endroit qu’il a été arrêté par le SPS.

Les enquêteurs y ont découvert ce qui semble être un endroit pour se cacher dans le sous-sol de l’immeuble.

Marc Gordyn est aussi accusé de harcèlement criminel sur une ex-conjointe.

Il avait installé un système de surveillance avec plusieurs micros dans le logement de cette femme.

L’imposante preuve d’écoute électronique illégale de cette femme par Gordyn a été remise à la défense dans cette affaire. Les gestes auraient été commis entre août 2018 et mai 2019.

Il est accusé notamment d’avoir volontairement intercepté des communications privées, d’avoir installé des micros et divers dispositifs de même que d’introduction par effraction.

Son avocate Me Julie Beauchemin avait reçu une offre comprenant une peine d’incarcération dans un pénitencier, soit plus de deux ans de prison, dans ces deux dossiers déjà devant le tribunal.

Les nouvelles accusations d’évasion de la prison de Sherbrooke vont alourdir son dossier criminel déjà bien étoffé.

Les deux accusés doivent comparaître cette semaine au palais de justice de Sherbrooke dans un rare dossier d’évasion à survenir au Centre de détention de Sherbrooke.

Lorsqu’il était recherché, Marc Gordyn avait été décrit comme une personne dangereuse.

En janvier 2015, Gordyn avait été condamné à cinq ans et demi de prison. Les policiers avaient saisi 519 plants de cannabis à sa résidence de la route 255 à Bury.

Lefebvre avait reconnu en mars dernier son implication dans une poursuite policière entre Magog et Bromont en plaidant coupable à des accusations de conduite dangereuse, de délit de fuite et de fuite des policiers. Il possédait déjà des antécédents judiciaires.

Justice et faits divers

Le jeune autiste accusé du meurtre de sa mère renonce au jury

L’adolescent autiste de 17 ans accusé du meurtre non prémédité de sa mère a choisi de subir son procès devant un tribunal pour adolescents plutôt que devant un juge et un jury.

Le drame est survenu le 16 février dans un immeuble du quartier Limoilou. La mère, une femme de 49 ans, a été agressée à coups de couteau dans un corridor de l’immeuble. Son fils de 17 ans, qui n’habite pas avec elle, a été retrouvé peu de temps après dans un logement voisin. 

Une expertise psychiatrique réalisée à la demande de la défense en arrive à une conclusion de non-responsabilité criminelle. La Couronne a toutefois demandé une contre-expertise, qui n’aboutit pas au même constat. 

Une conférence de gestion est prévue en octobre. Le procès n’aura toutefois pas lieu avant l’hiver 2020. 

La Couronne a déjà indiqué qu’elle réclamerait une peine pour adulte dans l’éventualité d’une condamnation. Cette requête, si elle est accordée par un juge, est lourde de conséquences; dans le système de justice pénale pour adolescent, la peine maximale pour un meurtre au second degré est de sept ans de mise sous garde dans un centre jeunesse. Chez les adultes, un accusé coupable de meurtre au second degré est automatiquement condamné à la prison à perpétuité. Le juge se charge ensuite de déterminer après quelle période le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle, mais il devra obligatoirement être incarcéré durant sept ans.

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Actualités

Le corps de Jacques Choquette enfin retrouvé

C’est la fin d’une longue et interminable attente pour les proches de Jacques Choquette qui sont à la fois attristés et soulagés. Plus de deux ans et demi après le meurtre du Granbyen, ses ossements ont été découverts dans le secteur de Stukely et ont été formellement identifiés grâce à l’ADN.

« C’est triste, mais nous sommes soulagés... », confie Robert Choquette, le frère de la victime, des sanglots dans la voix.

Justice et faits divers

Ivre avec un enfant à bord

Une femme de 28 ans conduisant avec une fille de sept ans a été arrêtée avec un taux d’alcool dans le sang dépassant de trois fois la limite permise, dans la nuit de samedi à dimanche.

Le Service de police de Saguenay (SPS) a intercepté la femme, qui serait la belle-mère de l’enfant, grâce à une dénonciation du public sur le boulevard du Royaume, à l’angle de la rue Stanley. 

La jeune fille a été confiée à un membre de sa famille après que la conductrice ait été amenée au poste. La Direction de la protection de la jeunesse a été avisée de la situation. 

Autres arrestations

Trois autres arrestations supplémentaires pour conduite avec des facultés affaiblies sont survenues pendant une période de deux heures, entre 22h et minuit, samedi soir.

Justice et faits divers

Les VR obligés d’arrêter aux aires de vérification des freins

À l’approche des vacances de la construction, nombreux seront ceux et celles qui prendront la route en véhicule récréatif (VR), si ce n’est déjà fait, pour s’accorder du temps de repos.

Pour tous ces vacanciers, la planification est de mise, mais ils doivent aussi prévoir du temps sur leur trajet pour s’arrêter aux aires de vérification des freins.

En fait, ceux-ci ont l’obligation de s’y arrêter lorsqu’ils croisent un panneau blanc indiquant une aire de vérification des freins pour les véhicules dont la masse totale, en comptant le chargement, est de trois tonnes et plus, au même titre que les poids lourds. Toutefois, ce ne sont pas tous les conducteurs de VR qui sont au courant de la chose, ce qui explique que l’agence Contrôle routier Québec mène plusieurs campagnes de sensibilisation depuis quelques années.

«Quand on parle de trois tonnes et plus, ça vise la masse totale, soit le poids du véhicule et son chargement ou l’ensemble des véhicules si on a un véhicule récréatif, par exemple une camionnette qui tire une roulotte», explique Jonathan Beauvais, lieutenant-coordonnateur aux communications de Contrôle routier Québec, une agence affiliée à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

En entrevue à La Presse canadienne, il affirme que les séances d’information et de sensibilisation aux salons du véhicule récréatif de Québec et Montréal commencent à porter leurs fruits, mais qu’il reste encore du travail à faire.

«Dans nos opérations, on se rend effectivement compte que des usagers de la route ne le savent pas. Ils omettent de s’arrêter ou encore arrêtent lorsqu’on installe avec le ministère des Transports du Québec des panneaux à messages variables à l’entrée du poste et qu’ils constatent qu’ils ont l’obligation d’entrer», dit M. Beauvais.

«Les gens nous disent qu’ils ne le savaient pas, qu’ils n’étaient pas au courant», ajoute-t-il.

D’ailleurs, les contrôleurs routiers profitent de l’achalandage accru sur les routes jusqu’à la fin juillet pour mener conjointement avec la Sûreté du Québec des opérations de sensibilisation dans les cinq régions où se trouvent les aires de vérification des freins à Charlevoix, dans Chaudière-Appalaches, sur la Côte-Nord, en Abitibi-Témiscamingue et en Outaouais.

«En fait, les aires de vérification des freins, il y en a 13 au Québec. Ils sont à un emplacement qui va précéder une côte qui est très, très abrupte, donc il n’y en a pas partout», explique Jonathan Beauvais.

En général, les conducteurs s’y retrouvent seuls pour y faire une vérification sommaire de leurs freins, sauf lors des opérations régulières visant les poids lourds où les contrôleurs routiers peuvent procéder à des inspections mécaniques.

«Ce n’est pas un processus qui est très long. L’idée est de s’arrêter pour s’assurer que notre système de freinage fonctionne de la bonne façon. Il s’agit de petites vérifications comme appuyer sur la pédale de frein pour s’assurer que la pédale ne descend pas trop, qu’il n’y ait pas de perte de pression ou d’huile de freinage en s’assurant qu’on n’a pas de coulisses d’huile dans nos roues», explique M. Beauvais.

Ces mesures de précaution augmentent la sécurité routière, assure le porte-parole, qui ne peut dire toutefois si cela aurait pu sauver la vie du Lavallois Éric Belec qui a connu une fin horrible à Tadoussac lorsque son VR a dévalé une pente à une vitesse folle avant de terminer sa course, encastré dans le traversier de Tadoussac le 24 juin.

«Effectivement, c’est un véhicule qui était visé par le panneau d’aire de vérification des freins. Par contre, pour cet événement-là je ne suis pas en mesure de répondre compte tenu du fait que je ne connais pas l’ampleur de l’enquête qui est menée par la Sûreté du Québec présentement.»

Si l’arrêt aux aires de vérification des freins est obligatoire pour les véhicules dont la charge et la masse totale est de trois tonnes et plus et que le processus se déroule sur la bonne foi des conducteurs, le Code de la sécurité routière prévoit toutefois des amendes aux récalcitrants.

«Il y a une infraction qui est prévue au Code de la sécurité routière pour ne pas avoir arrêté à une aire de vérification des freins (...) Quand on parle de conducteurs de véhicules de promenades, ce sont des infractions qui sont de 100$ en plus les frais», reconnaît M. Beauvais.

Vacanciers, soyez toutefois rassurés : les agents qui mènent ces opérations de sensibilisation sur les routes pendant la période estivale n’ont pas le mandat de remplir les coffres de l’État.

«L’objectif de l’opération est de sensibiliser ces personnes à cette obligation et au danger que ça peut représenter de ne pas s’arrêter parce que l’aire de vérification des freins précède toujours une pente qui est particulièrement abrupte, donc qui est très inclinée ou avec une longueur de descente qui est très longue», relate M. Beauvais.

Justice et faits divers

Montembeault a reconnu des gestes sexuels sur 103 adolescentes

Le prédateur sexuel Pascal Montembeault de Trois-Rivières a reconnu des gestes sexuels sur 103 victimes adolescentes.

Leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, incitation à des contacts sexuels, production et possession de pornographie juvénile. La liste des 163 accusations qu’il a avouées est longue.

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Prédateur sexuel : « Il m’a volé mon adolescence »

L’homme de 39 ans a plaidé coupable à la plupart des accusations portées contre lui, jeudi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Montembeault utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.

« Il utilisait les sites Ados rencontres, Facebook et Skype pour faire du leurre informatique. Il avait des conversations de nature sexuelle avec les victimes. Il transférait des photos de son organe et recevait parfois des photos et vidéos explicites de ces jeunes filles », explique l’avocat de la défense Me Guy Plourde.

Les victimes alléguées sont situées dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France.

« Il n’utilise pas les menaces, mais une certaine pression psychologique », signale la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme.

S’il se retrouve devant un tribunal en Estrie, c’est que Montembeault est passé des crimes derrière son écran à celui en personne avec une adolescente de Sherbrooke sur laquelle il a commis des attouchements sexuels en août 2017.

Arrêté à Sherbrooke

L’homme a été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans cette sordide affaire d’agression sexuelle commise sur cette adolescente de 14 ans dans un parc de Sherbrooke.

Depuis ses aveux pour ce crime, il a collaboré avec les autorités policières en avouant les crimes à l’endroit de 102 autres adolescents.

« Aucune de ces 102 victimes n’a été rencontrée. Il n’y a eu aucun contact physique », précise l’avocat de la défense.

Détenu depuis près de deux ans après son arrestation à Sherbrooke, Montembeault restera encore en prison en attendant de recevoir sa peine.

Son avocat a demandé la confection d’un rapport présentenciel avec un volet sexologique. La défense contestera les peines minimales consécutives de détention ferme qui doivent être imposées dans cette affaire.

Debout dans le box des accusés, il a répondu « oui madame » à la juge à chaque question posée pour valider ses plaidoyers de culpabilité. Menottes aux poings, le visage rougi par la nervosité ou la honte, il a reconnu les multiples accusations.

Les avocats au dossier avaient préparé une trame factuelle des gestes que Montembeault a reconnus devant le tribunal.

Les gestes criminels de Pascal Montembeault ont été commis entre le 1er janvier 2016 et le 30 août 2017.

La poursuite a colligé en preuve plus de 1800 pages de conversations sur les médias sociaux.

« Il reconnaît que les conversations étaient de nature sexuelle avec un contenu explicite. Il abordait rapidement le sujet si les adolescentes étaient ouvertes aux discussions ou aux gestes sexuels sur webcam », résume la juge Desgens.

Des exemples

Pour une victime de 14 ans, Montembeault, qui disait avoir 19 ans, invitait l’adolescente à se toucher les parties intimes. Il a envoyé une vidéo de lui en train de se masturber.

Pour une autre victime, il cherchait à avoir des relations à trois avec une fille de 11 à 16 ans. Il demandait à l’adolescente de porter une jupe sans sous-vêtement.

Une autre victime a vite constaté que Montembeault n’avait pas l’âge qu’il prétendait.

« Une adolescente s’est rendu compte que Montembeault lui mentait. La conversation s’est faite à travers un roman érotique qu’ils s’écrivaient », explique Me Ducharme.

Pour une victime française de 13 ans, c’est la détention de l’accusé qui a mis fin aux conversations érotiques et à l’envoi de photos de ses seins et d’elle en maillot de bain.

L’accusé a aussi reconnu avoir offert des relations sexuelles à trois en impliquant des garçons mineurs.

La juge Desgens fixera les observations sur la peine dans ce dossier le 10 septembre prochain.

Au moins une victime a manifesté vouloir s’exprimer au tribunal avant que Montembeault soit condamné.

fait divers

Sortie de route dans une zone de travaux de la 10

Une femme a été légèrement blessée lors d’un accident survenu près d’une zone de travaux à la sortie 118 de l’autoroute 10 lundi en milieu d’après-midi.

Sans qu’on sache pourquoi, le véhicule de la conductrice s’est retrouvé dans le terre-plein entre les deux voies de l’autoroute. Quelques personnes sont allées prêter main-forte à la dame, laquelle a été transportée à l’hôpital après sa sortie de route. 

La situation a causé certains ralentissements en direction est. 

Le chantier routier en cours, dans ce secteur, force les automobilistes à ralentir à 80 kilomètres à l’heure sur une distance d’environ 600 mètres. Il vise à offrir une cure de jeunesse à un viaduc.

Agressé et volé en sortant d’un taxi

Le Service de police de Sherbrooke rapporte qu’un homme qui venait de se faire déposer par un taxi s’est fait battre vers 1 h 30 samedi matin, sur la rue Chauveau à Rock Forest.

Les suspects impliqués, trois hommes et deux femmes, auraient d’abord roué la victime de coup avant de lui voler ses effets personnels et de prendre la fuite.

Les suspects ont été arrêtés plus tard dans la nuit au McDonald’s de la rue King Ouest.

Le lieutenant Alexandre Provencher indique que le SPS détient plus d’information sur l’incident, mais qu’il est impossible de les divulguer à l’heure actuelle pour ne pas nuire à l’enquête.

Plus de détails suivront à la suite de la comparution des suspects, qui aura lieu lundi matin.

Délit de fuite à Magog

Les policiers de Magog ont pour leur part eu affaire à un cas de délit de fuite samedi, vers 13 h 45, alors qu’un véhicule aurait heurté un cycliste et aurait poursuivi sa route sur le chemin Des Pères, sans s’arrêter ni même ralentir.

La cycliste, une sexagénaire originaire de Magog, a été conduite au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke à Fleurimont pour déterminer avec précision la nature de ses blessures, qui paraissaient légères à première vue, indique par communiqué la Régie de Memphrémagog.

Les policiers auraient ensuite localisé le véhicule signalé et auraient interpellé sa conductrice, une femme de 33 ans de Drummondville.

Celle-ci sentait l’alcool. Après avoir échoué au test de l’appareil de détection d’alcool, elle a été arrêtée pour délit de fuite et conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool. La conductrice a galement échoué le test de l’éthylomètre une fois au poste de police.

Son véhicule a été saisi pour enquête et son permis suspendu pour une période de 90 jours.

Constat remis au Sherbeach

La deuxième mouture du Sherbeach se serait déroulée avec moins d’accrocs que la première, vendredi soir dernier, selon le lieutenant Provencher du SPS. Celui-ci rapporte qu’aucune plainte n’a été déposée par rapport au bruit et qu’une seule arrestation a eu lieu.

Un homme qui semblait intoxiqué par l’alcool et possiblement d’autres drogues et stimulant aurait en effet tenté d’entrer sur le site à plusieurs reprises après s’être fait retirer son bracelet d’admission par la sécurité.

La police a dû intervenir et arrêter l’homme, qui est resté en cellule pour la durée de la fête au parc Blanchard. Il a ensuite été libéré avec un constat d’infraction municipal pour avoir causé du tumulte.

Justice et faits divers

Une voiture frappe un mur de l’hôpital de Jonquière

Une voiture a percuté un mur de l’urgence de l’hôpital de Jonquière, dimanche, vers 16h. Personne n’a été blessé dans cet accident causé par un conducteur qui aurait subi une crise d’épilepsie. Ce dernier s’en sort avec seulement des coupures superficielles.

Le fil des événements est plutôt spectaculaire. L’homme qui circulait sur le boulevard Harvey en direction est aurait accéléré avant de traverser le terre-plein du boulevard. Il serait entré en collision avec une voiture qui roulait dans la même direction que lui.

Affaires

Desjardins: 11 % des membres inscrits au service de surveillance

MONTRÉAL — Trois semaines après que le Mouvement Desjardins eut levé le voile sur un vol massif de données personnelles, à peine 11 % des membres particuliers touchés — environ 300 000 — ont réussi à s’inscrire au service de surveillance assuré par Equifax.

En faisant le point, vendredi en fin d’après-midi, le groupe coopératif financier a aussi indiqué que 93 % des lettres avaient été expédiées aux membres touchés.

«D’ici la fin de la semaine prochaine, on peut s’attendre à ce que tout le monde ait reçu sa lettre», a indiqué un porte-parole de Desjardins, Jean-Benoit Turcotti, au cours d’un entretien téléphonique, ajoutant que les inscriptions devraient s’accélérer.

Le 20 juin, Desjardins avait annoncé que les informations personnelles de 2,7 millions de membres particuliers et 137 000 entreprises avaient été dérobées par un employé — qui a depuis été congédié.

À la suite de nombreuses plaintes, des mesures complémentaires avaient été mises en place afin de faciliter l’activation du service de surveillance.

L’implantation de ces mesures est terminée, selon la coopérative, qui a rappelé qu’il était possible de s’inscrire par l’entremise du site web d’Equifax. Les membres peuvent également s’inscrire en appelant Desjardins, en se rendant sur AccesD et activer eux-mêmes les mesures de protection ou dans le réseau des caisses.

Interrogé à savoir s’il devrait y avoir plus de membres inscrits, M. Turcotti a répondu qu’il était possible d’activer le service de surveillance jusqu’au 31 décembre.

«Tout le monde n’a pas encore reçu sa lettre, a-t-il dit. C’est la période des vacances aussi. Donc peut-être que les gens attendent. On avait annoncé que [l’inscription] allait être disponible sur Accès D cette semaine. Peut-être que des gens attendent cette possibilité aussi.»

Desjardins a également réitéré ne pas avoir «constaté de hausse récente de la fraude» au cours des dernières semaines.

Entre-temps, selon le Journal de Montréal, l’ex-employé de la coopérative soupçonné d’avoir volé les données en aurait vendu une partie à des groupes criminels de pays étrangers (voir autre texte).

Audience à Ottawa

Lundi, l’affaire se transportera à Ottawa, où le Comité permanent de la sécurité publique et nationale tiendra une audience à la Chambre des communes. Cela s’ajoute aux enquêtes de la Commission d’accès à l’information du Québec et du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada qui se penchent sur Desjardins.

Il pourrait aussi y avoir des conséquences légales pour la coopérative. Deux requêtes en autorisation pour des actions collectives allèguent que la coopérative a violé les droits de ses membres en matière de vie privée ou fait preuve de négligence dans la protection de leurs informations personnelles et financières.

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RENSEIGNEMENTS VENDUS À L'ÉTRANGER

MONTRÉAL — L’ancien employé du Mouvement Desjardins qui est soupçonné d’avoir volé les renseignements personnels de 2,9 millions de clients en aurait vendu une partie à des groupes criminels de pays étrangers, selon ce qu’a rapporté vendredi le Journal de Montréal. L’ex-employé, qui a été congédié après que ses patrons aient pris connaissance de ses malversations, aurait eu des communications avec une douzaine d’individus liés de près ou de loin à différents groupes criminels tels des gangs de rue et la pègre étrangère.

Des enquêteurs de police ont confié au journal que dans les circonstances, ils craignaient pour la sécurité de juges, de procureurs de la Couronne et de policiers en raison de la possibilité que leurs renseignements personnels soient désormais entre les mains de malfaiteurs. Les enquêteurs croient que l’ex-employé de Desjardins aurait utilisé l’Internet clandestin, communément appelé le dark web, pour communiquer avec des malfaiteurs intéressés à acheter les renseignements volés. La Presse canadienne

Justice et faits divers

Guapacha soutient avoir été drogué à son insu

Angel-Emiro Guapacha soulève avoir été drogué à son insu et demande un arrêt des procédures parce qu’il soutient que la preuve dans son dossier pour agression sexuelle causant des lésions à Sherbrooke en janvier 2017 ne lui a pas été entièrement divulguée.

L’avocat de la défense Me Christian Raymond soulève que Guapacha n’a pas eu accès aux images de toutes les caméras de surveillance du bar sherbrookois où est survenu l’agression sexuelle pour laquelle il a subi son procès le printemps dernier.

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Les images déposées en preuve montrent clairement les gestes en cause.

Lors de sa plaidoirie, jeudi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, Me Raymond signale qu’aucune mesure minimale n’a été effectuée pour conserver la preuve vidéo de la nuit du 18 au 19 janvier 2017 qui pourrait soutenir la défense d’intoxication involontaire.

Après avoir présenté ses arguments pour réfuter cette requête, la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier rappelle que la preuve du geste reproché est accablante.

Elle plaide que la preuve est non équivoque que des gestes à caractère sexuel ont été commis sans le consentement de la victime qui était « intoxiquée et hautement vulnérable ».

« Nous avons une preuve vidéo directe de l’agression sexuelle. C’est une preuve en continu. L’accusé fait des attouchements sexuels durant plusieurs heures et de diverses façons. Cette agression a causé des lésions. La victime saignait et elle a mentionné qu’elle a eu des douleurs pendant un mois », plaide Me Cloutier.

Shooter au goût bizarre

Me Raymond plaide que Guapacha a été drogué à son insu. Il soulève que l’accusé a mentionné avoir bu un shooter avec un goût bizarre et que des shooters lui ont a été versés sans qu’il en soit témoin.

« La première théorie de la défense est qu’elle a constaté les gains de mon client aux machines vidéopoker et a voulu profiter de son argent. La deuxième théorie est que le liquide de la bouteille qui n’est contrôlé par personne a été vidé dans les verres sans que personne sache ce qu’il contenait », avance Me Raymond.

Me Cloutier explique que la défense d’intoxication involontaire n’avait pas été évoquée au moment de l’enquête qui aurait justifié de consulter les caméras de surveillance dans les jours précédant l’événement afin de savoir si une substance intoxicante avait été ajoutée dans les bouteilles d’alcool.

« La preuve perdue ou détruite entraîne un procès inéquitable. Dans notre cas, l’obligation de divulgation a été violée. Un élément de preuve pertinent a été perdu. Les images vidéos ont été perdues en raison d’une négligence inacceptable des policiers » soulève Me Raymond.

Manque de communication

La procureure aux poursuites criminelles admet dans sa réplique qu’il y a eu un manque de communication entre les différents acteurs du dossier concernant ces images.

« Cependant, il n’y a eu aucune mauvaise foi. Il n’y avait aucun objectif de priver l’accusé d’une défense pleine et entière. On ne peut pas parler de négligence inacceptable des policiers », affirme Me Cloutier.

Me Christian Raymond rappelle qu’il a appris « en plein cœur du procès » que seulement trois caméras sur les 16 de l’établissement où est survenue l’agression sexuelle avaient été divulguées.

Il soutient que les policiers ne se sont pas assurés d’avoir toutes les images pertinentes et qu’elles puissent être conservées.

« Ils se sont fiés à un témoin pour avoir les images pour amener à la condamnation d’un suspect au lieu d’avoir toutes les images pour éclaircir l’ensemble de l’événement », soulève Me Raymond.

Me Gabrielle Cloutier rappelle que c’est le propriétaire de l’établissement qui avait le contrôle des images des caméras de surveillance de l’établissement.

« L’enquêteur était convaincu que la totalité des images se trouvait sur la clé USB qui lui a été remise. Jamais il ne pensait qu’un tri avait été fait par le propriétaire du bar. Il n’y a aucune raison de croire qu’il n’a pas les images en totalité. Il y a douze heures d’images vidéo qui montrent presque toutes les interactions entre l’accusé et la plaignante. Les trois points de vue remis sont les plus pertinents », affirme Me Cloutier.

La juge Desgens a pris la cause en délibéré. Elle devrait rendre sa décision le 4 septembre.

Justice et faits divers

Viol collectif: Dugbeh conteste la peine minimale de cinq ans

Blessing Dugbeh a déposé, jeudi, une requête pour contester la peine minimale de cinq ans de prison qui doit lui être imposée pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans.

C’est par la voix de son avocat Me Guy Plourde que Dugbeh a déposé, jeudi, une copie préliminaire de la requête à la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

À LIRE AUSSI: Blessing Dugbeh juge sa peine «cruelle»

L’accusé n’avait pas été amené au palais de justice de Sherbrooke.

« J’ai remis la requête. Il manque l’affidavit qui devrait compléter le dossier. Je vais aussi aviser le procureur général », mentionne Me Plourde.

Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Dugbeh doit se voir imposer au minimum une peine de prison de cinq ans étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans. Cette détention provisoire est calculée en temps et demi.

En plus du viol collectif, l’homme de 21 ans a été trouvé coupable de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure pour les événements du 12 février 2017 ainsi que de menaces de mort et de harcèlement criminel entre février et avril 2018.

Le dossier a été reporté au 19 août. Sa présence au palais de justice de Sherbrooke est exigée.

Chilling

C’est à la suite de l’invitation d’une amie pour un chilling que la victime s’est rendue au logement où sont survenus les gestes.

La plaignante a manifesté qu’elle ne voulait pas faire d’orgie lors du visionnement d’images pornographiques.

La juge a mentionné dans sa décision que les adolescents, en plus de Dugbeh, sont arrivés « comme un troupeau » dans la chambre où sont survenus les gestes.

La victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels.

La juge retient que la victime a témoigné que deux gars lui prenaient les mains et que Dugbeh lui prenait la tête en l’obligeant à lui faire une fellation.

La juge Desgens avait qualifié de troublants les événements pour lesquels Dugbeh a été reconnu coupable.

« Qu’une bande de garçons peu importe leur nationalité, leur couleur, leur âge, leur affiliation ou leur religion puissent avoir pensé, à notre époque, que deux jeunes filles de 15 ans, dont l’une qui se rendait pour la première fois dans un logement où se trouvaient des jeunes qu’elle connaissait à peine, puissent vouloir participer à ce type d’orgie collective sans que la chose ne soit préalablement discutée ni qu’elle ne consente de façon formelle, expresse et non ambiguë est extrêmement préoccupant », avait mentionné la juge Claire Desgens dans sa décision étoffée rendue au début mai.

Dugbeh a aussi été reconnu coupable de menaces de mort pour avoir mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

Blessing Dugbeh n’avait pas témoigné lors de son procès.

Autres accusations

Accusé aussi d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger sur trois victimes mineures alléguées, Dugbeh a renoncé à son enquête sur remise en liberté relativement aux accusations portées pour ces gestes qui auraient été commis entre mai 2016 et septembre 2017.

Me Plourde a remis les autres dossiers dont il est accusé à cette même date pour éviter la possibilité qu’une requête sur remise en liberté s’y déroule.

Ces accusations concernant trois adolescentes de moins de 16 ans comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

À la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui, Dugbeh a été accusé de sept nouvelles accusations concernant trois plaignantes.

C’est Me Marie-Ève Phaneuf qui représente le ministère public.

Justice et faits divers

Le président de Savoura et son fils disparus en hélicoptère

Le président de l'entreprise québécoise Savoura, Stéphane Roy, et son fils âgé de moins de 18 ans manquent à l'appel à la suite d'un vol en hélicoptère dans le nord du Québec.

Savoura a indiqué que tout était «mis en oeuvre pour qu'ils soient retrouvés sains et saufs».

Dans un bref communiqué, il est mentionné que M. Roy est un pilote d'expérience «qui a à son actif de nombreuses heures de vol sur ce type d'appareil, un hélicoptère R44».

«Il est trop tôt à ce stade-ci pour formuler des hypothèses», ajoute-t-on.

Un porte-parole de l'entreprise de tomates de serre a affirmé qu'ils étaient partis à la pêche mercredi matin, parlant d'un «silence radio» depuis jeudi matin.

La direction de l'entreprise est en communication avec la Sûreté du Québec, qui est en lien avec les Forces armées canadiennes. Des recherches sont effectuées par les Forces armées.

Selon les indications de la Sûreté du Québec, les recherches s'effectueraient entre le territoire de Lac-De La Bidière et Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Le porte-parole de la SQ, Claude Denis, a indiqué que le corps policier avait été avisé peu avant 10 h par «des membres d'une famille que deux personnes manquaient à l'appel dans la région de Parent».

«Selon les premières informations, quatre personnes étaient parties, dont deux en hélicoptère et deux en hydravion dans un chalet à Lac-De La Bidière. Ces personnes devaient revenir hier (mercredi)», a affirmé M. Denis.

Les deux occupants de l'hélicoptère sont toujours manquants, tandis que les occupants de l'hydravion sont arrivés à bon port, a-t-il ajouté.

«Si des personnes ont vu ou entendu un hélicoptère en détresse entre le secteur de Parent et Sainte-Sophie, elles peuvent communiquer avec le 911», a affirmé le porte-parole de la SQ.

Actualités

Crime d’honneur à Granby: les accusés remis en liberté

Le tribunal a accepté, mercredi, de remettre en liberté sous plusieurs conditions trois membres d’une famille de Granby d’origine syrienne accusés de harcèlement et de menaces de mort.

Les infractions reprochées à Madjeh Halawleh, 39 ans, et à ses fils Rami et Yazn Aiesh, âgés de 20 et 18 ans, auraient été commises dans un contexte de «crime d’honneur».

Selon la preuve déposée lors de leur enquête sur remise en liberté, ils ont menacé et harcelé un homme qui a eu des relations sexuelles avec une femme de leur entourage et qui, malgré leur insistance, a refusé de la marier.

Trois autres proches de cet homme auraient aussi subi les foudres des accusés. Évoquant l’affaire Shafia, la Couronne a aussi craint pour la sécurité de la jeune femme impliquée dans cette affaire.

Norme

Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, a accepté de relâcher les accusés contre la promesse qu’ils ne tenteront pas de contacter le plaignant principal ni la jeune femme. Ils ont aussi dû verser une caution de 1000 $ chacun et remettre au greffe tous les documents d’identification de la femme, de crainte qu’elle soit mariée de force. 

Le magistrat a rappelé qu’ils sont tous sans antécédent judiciaire adulte et que la norme, lorsqu’on est accusé, est la remise en liberté en attente du procès. 

«Une population bien informée ne comprendrait pas pourquoi [ils] seraient traités différemment des autres citoyens canadiens placés dans une situation semblable, a dit le juge Champoux. N’eût été la composante de crime d’honneur, les conditions de remise en liberté auraient été convenues sans difficulté.»

Il a ajouté qu’«aussi choquants et horribles» que soient les crimes d’honneur, «le déshonneur ressenti ou suspecté ne conduit pas systématiquement à la commission d’un crime» et que les crimes d’honneur «semblent extrêmement rares» au Québec.

Le trio était détenu depuis le 25 juin, la Couronne s’étant opposée à leur remise en liberté compte tenu de la situation précaire de la jeune femme et des menaces prononcées contre l’homme.

En plus des autres conditions, il leur est aussi interdit de quitter la province et de participer à «tout mariage ou cérémonie» concernant la jeune fille.

Thérapie

Le juge a aussi ordonné à Yazn Aiesh d’entreprendre une thérapie pour hommes impulsifs ou violents, ce à quoi le principal intéressé a répondu: «Pourquoi voulez-vous que je suive ça? Qu’est-ce qu’ils vont me faire? » Son avocate l’a interrompu en disant :«Je vais lui expliquer».

Mme Halawleh a aussi demandé au juge si les conditions impliquent qu’elle ne pourra plus jamais s’adresser à la jeune fille. Le juge lui a répondu que, pour l’instant, c’était uniquement pour la durée des procédures judiciaires.

«Le juge a bien expliqué les principes du droit», a indiqué Me Valérie Simard-Croteau, du ministère public, à sa sortie de la salle d’audience. L’enquête est toujours en cours et de nouvelles accusations pourraient être portées contre les accusés, a-t-elle mentionné.

D’ici là, ils s’exposent à être incarcérés de nouveau s’ils contreviennent aux conditions émises par la cour. À la défense, Me Mireille Leblanc ne s’est pas adressée aux médias, tout comme les accusés et leurs proches. 

«Le sang va couler»

Appelé à la barre plus tôt cette semaine, un témoin avait laissé entendre que les paroles prononcées par les accusés — notamment «le sang va couler», «tu ne connais pas la famille Aiesh» et «on peut agir dans la terreur» — ne devaient pas être prises au pied de la lettre.

Il a aussi dit: «nous ne voulons pas la marier, mais comme il a eu une relation sexuelle avec elle, il faut préserver son honneur ».

Cette cause reviendra devant la cour en août. À noter qu’une plainte pour agression sexuelle a été déposée à la police de Granby par la jeune femme; l’auteur serait la présumée victime dans ce dossier. Une ordonnance de non-publication interdit aux médias de les identifier.

Réfugiés de Syrie, les Aiesh sont résidents permanents au Canada depuis janvier 2016.

Justice et faits divers

Deux travailleurs de la construction font une chute de trois étages

Deux travailleurs de la construction ont été blessés, mercredi avant-midi, sur un chantier au centre-ville de Sherbrooke.

L’accident a eu lieu vers 10 h 30 lorsque les deux hommes se trouvaient dans une future cage d’ascenseur d’un immeuble en construction sur la rue des Abénaquis.

L’accident de travail a provoqué un important branle-bas, mobilisant plusieurs unités de services d’urgence.

Les deux travailleurs ont fait une chute de trois étages.

Ils ont dû être transportés d’urgence à l’hôpital. Un des deux est plus sérieusement blessé, ayant subi des fractures. On ne craint pas pour leur vie, assure Samuel Ducharme.

Sous une chaleur suffocante, pompiers, ambulanciers et policiers ont coordonné leur travail pour stabiliser les blessés et sécuriser les lieux.

« C’est un bris d’équipement qui serait à l’origine de l’accident », dit-il, sans pouvoir spécifier la nature de l’équipement en cause.

« À première vue, il n’y a rien de criminel dans cet événement. Nous allons quand même évaluer toutes les possibilités pour fermer toutes les portes comme c’est habituellement le cas dans ce genre d’accident. »

Justice

18 mois pour avoir tenté d’importer du tabac d’une valeur de près 4 M$

Coupable d’avoir tenté d’importer illégalement au Canada du tabac de contrebande d’une valeur de près 4 M$ par le poste frontalier de Stanstead, un camionneur de Saint-Georges-de-Beauce évite de justesse la prison ferme.

Jimmy Lachance a été condamné, mercredi, à une peine de 18 mois de détention dans la collectivité. Il devra passer les neuf premiers mois de sa peine en prison chez lui 24 heures par jour et respecter un couvre-feu pour les neuf autres mois.

estrie

Un policier à moto sur la 10

La Sûreté du Québec (SQ) ajoute la participation d’un patrouilleur à moto sur l’autoroute 10 en Estrie.

«Il sera davantage sollicité lors d’opérations visant l’utilisation du cellulaire au volant ainsi que dans les zones de travaux», indique Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.

On aura recours aux services du policier-motard, «en raison de la facilité à détecter certaines infractions et à sa facilité à se déplacer dans des zones plus restreintes, par exemple des sites de construction», ajoute-t-elle.

Justice et faits divers

Opération Pureté: deux accusés restent détenus

Arrêtés dans le cadre du projet Pureté visant le trafic de cocaïne à Sherbrooke, Danny Melasco et François Forgues resteront détenus pour la durée des procédures judiciaires.

François Forgues, défendu par Me Christian Raymond, Danny Melasco, défendu par Me Alexandre Fleurent, et Rock-Dany Dubreuil-Saint-Cyr, défendu par Me Jean-Marc Bénard, ont subi leur enquête sur remise en liberté devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

À LIRE AUSSI:  Cocaïne : la police démantèle un réseau relié aux Hells

Seul Saint-Cyr-Dubreuil a été libéré sous conditions, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Il a dû déposer 5000 $ pour garantir le respect de ses conditions de remise en liberté.

Le juge Dunnigan lui a interdit, de même qu’aux deux autres accusés, de communiquer entre eux ni avec les autres accusés dans cette affaire.

Une dizaine d’endroits avaient été visités par les autorités policières afin de démanteler un réseau de trafiquants de cocaïne le 27 juin dernier.

Neuf individus impliqués dans cette affaire avaient été accusés.

Rock-Dany Saint-Cyr-Dubreuil est l’un de ceux contre qui pèsent le plus d’accusations.

L’homme de 29 ans est accusé de recel d’argent, de bris de conditions et de bris de probation. Aucune accusation liée au trafic de stupéfiants n’est portée contre lui. 

Danielle Casaubon, Louise Landreville, Othman At-Tayeb, Shawn Sainte-Croix, Maxime L’Heureux-Breton et Vincent Larkin ont été accusés de divers chefs reliés au trafic de stupéfiants dans cette affaire. 

Selon le bilan de l’opération Pureté, quelque 30 000 $ en argent, cinq véhicules, environ 180 grammes de cocaïne, 30 grammes de crack, des pilules de méthamphétamine ainsi que des armes prohibées ont été saisis sur les lieux des perquisitions.

L’Escouade régionale mixte de l’Estrie (ERM-Estrie) crime organisé a mené cette série de perquisitions visant ce réseau relié aux Hells Angels.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté s’était opposée à la remise en liberté de tous les accusés. La plupart avaient été remis en liberté sous conditions sauf Melasco, Forgues et Saint-Cyr-Dubreuil qui ont dû subir leur enquête sur remise en liberté. Le juge Dunnigan justifiera sa décision dans leurs dossiers le 16 juillet prochain.

Une centaine de policiers de l’Escouade régionale mixte de l’Estrie en collaboration avec le Service de police de Sherbrooke ont frappé notamment sur les rues Wellington Sud, McGregor, Ball et Larocque à Sherbrooke.

La Division des enquêtes et de la coordination sur le crime organisé et de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs de l’Estrie, de la Montérégie et de la Mauricie ainsi que la Division des enquêtes MRC de l’Estrie ont participé à cette frappe policière.

Les dossiers de tous les accusés reviendront devant le tribunal le 27 août prochain.

Justice et faits divers

Une portière débarrée à Thetford Mines pourrait vous valoir une contravention

La police de Thetford Mines a pris les grands moyens pour enrayer une flambée de vols dans les véhicules : elle a remis des contraventions pour des portières débarrées.

En juin, les policiers ont donné une cinquantaine de constats d’infractions de 38 $ à des propriétaires de véhicules stationnés dans les rues dont les portes n’étaient pas verrouillées. 

Avant juin, la police de Thetford n’avait pas donné d'amendes pour des portes débarrées. L’automne dernier, par exemple, les policiers ont vérifié le verrouillage des portières de plus de 800 véhicules et distribué 170 «cartons de courtoisie».

Mais, voyant que le nombre de vols dans les véhicules avait franchi le cap de la centaine en deux ans et continuait d’augmenter, la police a décidé de remettre des contraventions. Une façon de faire de la «répression à des fins préventives, c’est ça le but, dans le fond», explique Yves Simoneau, porte-parole de la Sûreté municipale de Thetford Mines.

Les policiers ont imité la tactique des voleurs pour épingler les délinquants aux portes déverrouillées. «On débarque, pis on check les portes», dit le sergent Simoneau.

Les suspects qui commettent ce genre de délit sont «opportunistes», note Yves Simoneau. Ils «hésiteraient à fracasser des vitres, désirant plutôt mettre la main rapidement sur divers objets tels de la monnaie, GPS, téléphones, bijoux et portefeuilles».

Les contraventions pour des portes débarrées ne devraient pas être remises avec la même intensité pendant le reste de la période estivale.

Mais «c’est des choses qui, oui, pourraient être vérifiées au courant de l’été selon le volume de travail», dit le porte-parole. «Fort probablement que ça va se refaire à l’automne», ajoute-t-il.

Plus de 100 vols en deux ans

Au cours des deux dernières années, le service de police municipal a enregistré 112 dossiers de vols dans des véhicules. Depuis le début de l’année, il y en a eu une trentaine.

À Thetford Mines, un article du règlement municipal stipule que nul ne peut laisser sur la voie publique sans surveillance un véhicule dont il a la garde sans avoir préalablement arrêté le moteur, retiré la clef de contact et y avoir verrouillé les portières. L’article 381 du Code de la sécurité routière 381 indique la même obligation.

«C’est l’application de la loi, tout simplement», dit Yves Simoneau. 

La Sûreté municipale de Thetford demande aux propriétaires de véhicules de ne pas hésiter à signaler les vols dans leurs véhicules, peu importe la valeur des biens subtilisés. 

«Il faut que les gens rapportent le crime, parce que ça peut orienter notre travail si on voit qu’il y a des vagues dans certains secteurs. Ça permet aussi d’accuser les personnes quand elles se font pogner», dit Yves Simoneau. 

Le sergent estime que le nombre de vols dans les véhicules rapportés à la police est beaucoup moins élevé que le nombre réel. 

«Il y a une théorie qui parle du chiffre noir de la criminalité : il y a peut-être 5 à 10 fois plus de crimes semblables qui arrivent, mais les gens ne s’en aperçoivent peut-être pas ou n’osent pas le déclarer ou ils sont gênés», dit M. Simoneau.   

Actualités

Un husky attaque une femme et son chien

Une balade dans les rues de Granby s’est terminée en histoire d’horreur pour une femme, lundi soir. La dame et son chien ont été gravement blessés lorsqu’un husky les a assaillis. Le petit caniche lutte pour sa vie, tandis que sa maîtresse a été amputée du bout d’un doigt. L’animal fautif a été pris en charge par la SPA des Cantons, qui l’évaluera.

Un peu avant 19 h, Manon Tanguay marchait avec son animal de compagnie aux abords de la rue Paré, près de l’hôpital. En quelques secondes, tout a basculé lorsqu’un husky, qui n’était pas en laisse, s’en est pris à la petite chienne. « Quand je suis arrivée devant la quatrième maison, j’ai eu l’instinct de me tourner à gauche. J’ai vu le chien dans le cadre de porte qui fonçait vers nous. Je me suis penchée vers Minnie pour l’attraper, mais il était trop tard. L’animal l’avait déjà dans sa gueule. Il l’a secouée comme une poupée de chiffon. Elle hurlait à mort », a confié la victime, des trémolos dans la voix. 

La dame a rapidement tenté d’extirper son animal des crocs acérés de la bête. « Tout de suite, j’ai mis ma main gauche dans la gueule de l’animal pour qu’il l’ouvre. J’ai senti qu’il me mordait un doigt. Ma chienne était en danger. Je n’ai pas réfléchi. J’ai pris mon autre main et j’ai réussi à ouvrir de force sa gueule. J’étais face à face avec lui. Il aurait pu me sauter au visage », s’est remémoré Mme Tanguay, toujours sous le coup de l’émotion.

Urgence

Sa chienne maculée de sang collée sur sa poitrine, la femme a vu du coin de l’œil le propriétaire du husky arriver. « Je ne sais pas ce qu’il faisait, a-t-elle dit, mais ça a été long, très long avant qu’il intervienne. » Au même moment, de bons Samaritains interpellés par les cris d’horreur ont appelé les policiers. Or, il n’était pas question de perdre une seconde. La victime était déjà repartie en direction de sa demeure, à quelques minutes de là. « Je remercie les gens qui ont voulu m’aider. Mais ma priorité était de sécuriser l’état de Minnie, a indiqué la secrétaire médicale. Je ne pouvais pas attendre. Elle avait besoin de soins d’urgence. »

En peu de temps, la dame et son conjoint étaient en direction de la clinique vétérinaire de Granby. Étant donné la gravité de ses blessures, la petite femelle de cinq ans a dû être transférée dans un hôpital vétérinaire de Brossard. Elle demeure en observation. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer les séquelles que pourrait garder l’animal. 

De son côté, sa maîtresse a été transportée à l’hôpital de Granby. « En voyant ma blessure, je savais que j’étais amputée d’un doigt. Je n’ai même pas essayé d’arrêter le sang. J’étais en état de choc. On protège nos enfants, nos bébés en premier, a dit la mère d’un adolescent. Le mien n’allait pas bien. J’espère qu’on va pouvoir sauver Minnie. »

Justice et faits divers

La SQ met en garde contre le stratagème de vol par distraction en lieux publics

La Sûreté du Québec (SQ) met la population en garde contre le stratagème de vol par distraction qui consiste à attirer l’attention des victimes par divers moyens afin de les voler.

La SQ signale que les bandits qui se livrent à un tel stratagème recherchent habituellement de l’argent, des cartes financières et des documents d’identité.

Les comportements des malfaiteurs sont très variés pour attirer l’attention des gens. Ils sévissent souvent dans les stationnements de centres commerciaux, selon ce qu’a constaté la police.

Les citoyens doivent d’abord savoir qu’ils n’ont aucune obligation d’interagir avec un inconnu. S’ils sont abordés, il leur est suggéré de garder une bonne distance avec le demandeur et de remarquer s’il y a d’autres personnes dans les environs.

La Sûreté du Québec exhorte les gens à ne jamais se laisser toucher par des inconnus, sous aucun prétexte. Ils ne doivent jamais exposer leur portefeuille ou tout autre objet personnel devant des personnes qu’elles ne connaissent pas.

Si les gens sont interpellés par un inconnu alors qu’ils sont au volant de leur véhicule, il devraient verrouiller leurs portières, ne baisser que légèrement leur vitre et demeurer dans leur automobile.

faits divers

Un policier immobilise un véhicule en déroute dans la montée d'Ascot

Un patrouilleur du Service de police de Sherbrooke a accompli un geste courageux en interposant son véhicule patrouille devant un autre en déroute qui dévalait la montée d’Ascot.

« L’intervention a sans doute empêché un accident grave de survenir sur le chemin Sainte-Catherine », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Le patrouilleur Olivier Roy est intervenu, lundi soir vers 22 h, auprès d’un véhicule en panne sur la montée d’Ascot, une voie en pente parallèle à l’autoroute 410.

« Lors d’une patrouille, j’ai aperçu le véhicule en panne. J’ai fait demi-tour pour voir ce qui se passait. Le propriétaire m’a expliqué qu’il voulait se rendre dans un garage à proximité. Je me suis placé derrière le véhicule pour assurer la sécurité de l’endroit », indique Olivier Roy du SPS.

Une fois des manœuvres de réparation de fortune faites, le propriétaire du véhicule a tenté de repartir.

« Le véhicule est reparti sur la compression, mais il n’était plus capable de partir d’avant ou de s’immobiliser. Un des passagers du véhicule a même essayé de se placer derrière le véhicule pour le retenir avec ses mains », explique le constable Roy.