Les avocats du seul accusé adulte, Dugheb Blessing, poursuivent leur analyse de la preuve. Son enquête sur remise en liberté a été fixé au 1er mai.

Viols collectifs : un des ados accusés brise ses conditions

L’un des adolescents accusés d’agressions sexuelles en groupe à Sherbrooke n’avait visiblement pas compris ce que veut dire la condition « ne pas communiquer avec les coaccusés ».

Une fois son dossier passé en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, jeudi, l’adolescent s’est attardé avec des amis avec qui il ne peut pas communiquer.

Repéré par les constables spéciaux du palais de justice de Sherbrooke, l’adolescent a été amené derrière les barreaux pour bris de conditions.

Cette accusation a été déposée contre lui, jeudi après-midi, devant la juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

L’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et la procureure aux poursuites criminelles Me Joanie Trudel se sont entendues sur des conditions de remise en liberté de l’adolescent.

La juge s’est assurée qu’il avait bien compris les conditions.

« La liberté c’est précieux, et la tienne est soumise à des conditions que tu dois respecter. Prends ça au sérieux. Est-ce que je suis claire? » a indiqué la juge Gagnon en regardant l’accusé.

« C’est une chance que l’on donne au jeune. Il faut que ce soit clair qu’il respecte ses conditions », avait aussi insisté Me Trudel.

« Mon client a bien compris qu’il faut éviter d’être en présence de certaines personnes », a indiqué Me Gilbert devant l’adolescent.

Comme tous les autres adolescents accusés dans cette affaire, son dossier a été reporté au 6 juillet pour prise de position.

« Il y a plusieurs heures d’écoute de preuve sur les CD qui nous ont été remis », a expliqué Me Kim Dingman.

Une imposante preuve 

Cette imposante preuve est contenue sur une dizaine de CD qui ont été remis aux avocats qui défendent les adolescents et jeunes adultes accusés dans cette affaire d’agressions sexuelles en groupe qui auraient été commises à Sherbrooke.

La semaine dernière, six individus, dont un adulte, ont été accusés relativement à trois affaires d’agression sexuelle en groupe sur des adolescentes survenues en 2017.

Certains accusés doivent aussi répondre d’accusations en lien avec des menaces et de l’intimidation à l’endroit de certaines victimes alléguées.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, jeudi, les avocates du seul accusé adulte Dugbeh Blessing et un autre individu de 19 ans ont poursuivi leur analyse de la preuve.

Me Mélissa Gilbert et Me Julie Beauchemin ont reporté les dossiers de leurs clients au 1er mai pour leur enquête sur remise en liberté.

Les conditions

Tous les adolescents ont été libérés dans cette affaire. Ils doivent cependant respecter de nombreuses conditions dont ne pas communiquer entre eux ou avec les victimes alléguées, ne pas faire allusion à cette affaire sur les médias sociaux et respecter un couvre-feu.

L’un des accusés est même assigné à domicile.