La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Lanthier s’objecte à la remise en liberté des deux accusés.

Viol collectif : les bris de conditions s’accumulent

Les bris de conditions continuent de s’accumuler contre des adolescents qui seraient impliqués dans l’affaire de viol collectif commis à Sherbrooke au printemps 2017.

Deux adolescents de 16 et 17 ans ont été arrêtés au cours des derniers jours et sont détenus au pavillon Val-du-Lac du Centre jeunesse de L’Estrie.

Ils ont comparu, jeudi, devant la juge Monique Lavallée en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

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L’adolescent de 16 ans devait rester à domicile 24 heures par jour, sept jours par semaine sous la garde de sa mère.

Il est accusé d’avoir brisé ses conditions à six reprises entre le 21 juillet et le 1er septembre dernier.

Il n’aurait pas respecté son couvre-feu, n’aurait pas avisé la personne de confiance de ses allées et venues et n’aurait pas respecté l’autorité du directeur provincial.

Ce dernier, défendu par Me Joël Bourassa, était en attente des procédures pour d’autres bris d’engagements commis au cours des derniers mois.

L’autre adolescent de 17 ans a vu 17 bris de conditions être déposés contre lui.

Entre le 4 juin et le 1er septembre dernier, il aurait brisé son couvre-feu et ne se serait pas soumis à l’autorité du directeur provincial.

Représenté par Me Mélissa Gilbert, l’adolescent a déjà plaidé coupable à d’autres bris d’engagement au cours des derniers mois.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Lanthier s’objecte à la remise en liberté des deux accusés.

L’enquête sur remise en liberté a été fixée au 11 octobre prochain.