Blessing Dugbeh

Viol collectif: la preuve contenue sur une dizaine de CD

C’est une imposante preuve contenue sur une dizaine de CD qui a été remise aux avocats qui défendent les adolescents et jeunes adultes accusés dans l’affaire des agressions sexuelles en groupe qui auraient été commises à Sherbrooke.

La semaine dernière, six individus, dont un adulte, ont été accusés relativement à trois affaires d’agression sexuelle en groupe sur des adolescentes survenues en 2017.

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Les quatre adolescents accusés d'un viol collectif

Certains accusés doivent aussi répondre d’accusations en lien avec des menaces et de l’intimidation à l’endroit de certaines victimes alléguées.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, jeudi, les avocates du seul accusé adulte Dugbeh Blessing et un autre individu de 19 ans poursuivent leur analyse de la preuve.

Me Mélissa Gilbert et Me Julie Beauchemin ont reporté les dossiers de leurs clients au 1er mai prochain.

Blessing Dugbeh est accusé d’un viol collectif qui serait survenu le 12 février 2017. Au tribunal adulte, l’individu de 19 ans est accusé d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels sur une autre adolescente de moins de 16 ans le 1er juillet 2017.

Les deux individus demeureront en détention au moins jusqu’à cette date où ils subiront leur enquête sur remise en liberté.

Quant aux adolescents, leurs dossiers revenaient devant la juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

« Il y a plusieurs heures d’écoute de preuve sur les CD qui nous ont été remis », a expliqué Me Kim Dingman.

Les avocats se sont entendus pour reporter tous les dossiers des adolescents au 6 juillet prochain. À ce moment, ils pourraient prendre position relativement aux accusations déposées contre eux.

Tous les adolescents ont été libérés dans cette affaire. Ils doivent cependant respecter de nombreuses conditions dont ne pas communiquer entre eux, avec les victimes alléguées, ne pas allusion à cette affaire sur les médias sociaux doivent respecter un couvre-feu. L’un des accusés est même assigné à domicile 24 heures par jour.

Une ordonnance de non-publication empêche de dévoiler toute information concernant les faits dans les dossiers où les arrestations ont été réalisées la semaine dernière.