Vente de stéroïdes: Jonathan Mercier obtient « une chance »

Arrêté en possession de plus de 900 comprimés de stéroïdes dans le cadre du projet poinçon, Jonathan Mercier obtient « une chance » du tribunal en étant condamné à une peine à purger de façon discontinue.
Mercier a reconnu sa culpabilité en avril dernier de possession dans le but d'en faire le trafic de stéroïdes.
Lors de la perquisition du 13 avril 2016, les policiers avaient trouvé 906 comprimés de stéroïdes de même que 97 millilitres de cette substance qui ont été attribués à Mercier.
Malgré cette quantité de stéroïdes, le procureur aux poursuites criminelles Me Andy Drouin et l'avocate de la défense Me Karine Poliquin ont spécifié au tribunal que Mercier était dans le bas de la hiérarchie de l'organisation criminelle qui avait été démantelée.
Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a entériné, mardi, la suggestion commune d'une peine de 30 jours à purger les fins de semaine dans le cadre d'une probation de deux ans. Mercier devra aussi accomplir 150 heures de travaux communautaires.
Cette peine lui a été imposée afin qu'il puisse conserver son emploi.
« Je suis suivi par un endocrinologue et je ne consomme plus », a répondu Mercier lorsque le juge Chapdelaine lui a demandé s'il avait cessé la consommation de stéroïdes.
L'opération policière « poinçon » avait permis de frapper un réseau de production de stéroïdes allégué à Sherbrooke, Bedford et Saint-Jean-sur-Richelieu.
Les suspects écoulaient vraisemblablement leur production dans des centres d'entraînement, allant de Sherbrooke jusqu'à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Lors des perquisitions, le SPS a saisi deux presses pour fabriquer les comprimés, plusieurs poinçons pour les presses avec les logos, plusieurs milliers de comprimés de stéroïdes correspondant à ces poinçons ainsi que des stéroïdes sous forme liquide.
Les enquêteurs avaient aussi saisi des dizaines de milliers de comprimés pouvant être de la méthamphétamine, mais Mercier n'est pas associé au trafic de cette drogue.
Les têtes dirigeantes alléguées Anthony Côté, défendu par Me Jean-Marc Bénard, et Maxime Houle, défendu par Me Alexandre Tardif, doivent fixer leur procès au cours des prochaines semaines dans cette affaire.