Vente de panneaux solaires: des vérifications s’imposent

Des commerçants itinérants sont actifs en Estrie afin de proposer des systèmes de panneaux solaires et promettent des économies importantes. Certains vendeurs excellent dans l’art de trouver des arguments pour vanter leur produit, met en garde l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’Estrie et l’Office de la protection du consommateur.

Les colporteurs promettent des subventions, un système qui peut subvenir à la totalité des besoins énergétiques de la maison, des revenus alléchants par la revente de surplus d’électricité à Hydro-Québec et des économies sur la facture énergétique.

Ces dernières  seraient tellement grandes que l’investissement sera rentabilisé en quelques années seulement, s’étonne l’ACEF.

«Si tout cela semble trop beau pour être vrai, c’est peut-être tout simplement parce que ce n’est pas vrai! Si vous vous retrouvez face à eux, dites-leur simplement que vous allez y réfléchir et demandez-leur de vous laisser tous ces documents», conseille l’organisme.

«Les consommateurs qui se font promettre une subvention devraient toujours prendre le temps de vérifier les conditions de l’aide directement auprès de l’organisme qui gère le programme, comme Revenu Québec dans le cas du crédit d’impôt RénoVert et Transition énergétique Québec dans le cas de Rénoclimat. De même, dès qu’il est question du rachat des surplus d’électricité par Hydro-Québec, Hydro recommande à ses abonnés de consulter son site internet.»

Ni Hydro-Québec, ni Transition énergétique Québec, ni Revenu Québec n'ont de partenariat avec des fournisseurs d'équipements d'autoproduction d'électricité ou encore d’association commerciale liée à la vente de ces équipements, ajoute-t-on dans un communiqué de presse.

L’Office rappelle que dans le cas d’une sollicitation au domicile du consommateur sans que ce dernier n’ait demandé expressément au commerçant de se présenter chez lui, le client dispose d’un délai de dix jours pour résoudre le contrat.

Ce délai peut être porté à un an si le commerçant itinérant n’a pas de permis ou s’il a négligé certaines des obligations que lui impose la loi. « De plus, le droit de résolution peut s’exercer même si le commerçant a déjà procédé à l’installation du système», assure Sylvie Bonin, coordonnatrice de l’ACEF Estrie.