L'oeuvre de David James, Ciel et terre, a été retrouvé dans la rivière magog dans la nuit de vendredi à samedi.

Vandalisme au MBA : la DG n'est pas inquiète

L'acte de vandalisme survenu au Musée des beaux-arts de Sherbrooke n'inquiète pas la directrice générale, même si elle déplore cet acte délibéré. Quelques changements seront tout de même apportés éventuellement pour prévenir des récidives.
Pour Cécile Gélinas, l'événement survenu dans la nuit de vendredi à samedi n'a pas que des conséquences négatives. « C'est la première fois qu'on attaque intégralement une oeuvre sur le terrain et je ne pense pas que ça incitera les gens à poser des actes pareils. Je pense plutôt que ça va sensibiliser les gens et qu'ils seront plus aux aguets des oeuvres exposées à l'extérieur », commente la directrice.
Rappelons que la sculpture de l'artiste David James exposée à l'extérieur du Musée des beaux-arts de Sherbrooke a été vandalisée et qu'une partie s'est retrouvée dans la rivière Magog.
Cécile Gélinas et l'équipe du Musée des beaux-arts sont en contact avec l'artiste David James pour déterminer ce qui adviendra de son oeuvre. « J'ai assez confiance en la population et en leur réaction, donc nous allons probablement la remettre à l'extérieur », explique-t-elle.
Même s'il n'y a pas de caméra extérieure, Mme Gélinas confirme qu'il n'y a pas de négligence du côté de la sécurité.
« Notre institution respecte les meilleures normes de sécurité. Je pense que c'est un événement qui nous incitera à améliorer certaines choses, mais ce n'est pas de la négligence. Nous apporterons des changements éventuellement. Nous avons notre plan de match », annonce-t-elle.
Les oeuvres extérieures n'inquiètent pas du tout la directrice générale, qui souhaite au contraire les mettre en valeur. L'oeuvre de David James remplaçait celle du coq de l'artiste Joe Fafard et cette dernière sera sans aucun doute de retour après la fin de l'exposition de l'oeuvre Ciel et terre, selon Mme Gélinas.
« Je pense qu'il faut les mettre à l'extérieur parce que plus les gens seront en contact avec l'art, plus ils vont l'apprécier et moins on va avoir de vandalisme. »
« Les gens se sont approprié l'oeuvre du coq et tout comme l'oeuvre de David James alors que plusieurs personnes viennent se prendre en photo devant elle », ajoute-t-elle.
Oeuvres non assurées
Pierre Tardif, président du comité de la culture à la Ville de Sherbrooke, déplore également l'acte de vandalisme. Il précise qu'il n'y a eu que très peu d'actes de ce genre dans les dernières années et que les gens sont habituellement respectueux. « Pour les murales nous n'avons jamais eu de problèmes avec des graffiteurs par exemple, parce que nous leur avons donné leur place », souligne-t-il.
Depuis que l'oeuvre en hommage à Sylvie Daigle avait été vandalisée en 2015, aucun changement majeur n'a été apporté pour protéger les oeuvres publiques à Sherbrooke. Des systèmes de caméra ne sont pas utilisés et les oeuvres ne sont pas assurées, selon Perre Tardif.
Le 21 août, M. Tardif apportera le sujet à la réunion du conseil où la situation sera évaluée. « On pourra regarder s'il y a des possibilités d'assurance ou si c'est trop dispendieux. »