Pascal Montembeault a plaidé coupable à différents chefs d’agression sexuelle à l’endroit d’une jeune fille de 14 ans.

Une vie ébranlée par l’agression

Pascal Montembeault a plaidé coupable à différents chefs d’agression sexuelle à l’endroit d’une jeune fille de 14 ans.

L’individu de 37 ans a reconnu sa culpabilité sur certains des chefs d’accusation déposés contre lui vendredi au palais de justice de Sherbrooke, dont leurre informatique, contact sexuel et production de matériel de pornographie juvénile. L’homme de Trois-Rivières reviendra devant la cour le 9 avril prochain pour le dépôt du rapport présentenciel dans son dossier. Il demeure détenu pour la suite des procédures.

La vie de sa victime de 14 ans a été complètement chamboulée à la suite du drame. Elle a entrepris un long, très long cheminement pour reprendre le contrôle sur sa vie. Elle a assisté au passage de son agresseur devant la justice pour l’aider à cheminer.

« Je suis suivie tous les jours en pédopsychiatrie au CHUS depuis la fin octobre. Ils me suivent pour des troubles alimentaires en ce moment. Je m’automutile encore une fois par semaine à peu près. Je ne peux plus faire mes entraînements sportifs comme avant parce que j’ai eu une commotion assez forte au moment de l’agression et j’ai toujours des problèmes du côté gauche et j’ai des migraines », raconte la jeune fille.

Celle-ci a déjà commencé à écrire une lettre à son agresseur, qu’elle lira lors de la prochaine étape judiciaire lorsque le rapport présentenciel sera déposé avant l’imposition de la peine. « Je veux lui dire ce que j’ai vécu à cause de ses gestes. Après, ça lui appartiendra », souligne la jeune fille.

La victime, qui essaie très fort de se tenir debout dans l’adversité, réintègre son milieu scolaire tranquillement après avoir suivi des cours au CHUS ces derniers mois. Tranquillement. Une heure à la fois.

« Ma petite fille souffre beaucoup, tous les jours. C’est vraiment très difficile pour elle, mais je suis fière d’elle, elle est forte, elle se bat », souligne sa maman.

La famille est soulagée que l’agresseur ait plaidé coupable? « Oui, mais bon, ça ne veut pas dire que c’est fini pour nous. Ça va juste aider ma fille à cheminer, à passer à la prochaine étape. Là au moins, on sait que c’est terminé pour cette étape », souligne son père qui l’accompagnait.

Rappelons que les événements remontent au 18 août dernier. C’est sur le site « Rencontre ados » que l’individu de Trois-Rivières a abordé sa future victime. Le suspect avait créé un faux profil où il disait s’appeler Marc-André et avoir 17 ans. Les conversations ont rapidement pris une connotation sexuelle. Toujours en prenant soin de garder son âge secret, le suspect aurait eu des échanges vidéos à caractère sexuel avec la jeune fille de 14 ans.

Le suspect aurait rapidement sollicité une rencontre. Il disait alors avoir 24 ans. L’adolescente s’est tout de même rendue au rendez-vous fixé entre les deux. Ce n’est qu’en voyant le suspect le 20 août dernier qu’elle s’est rendu compte de l’âge de son interlocuteur. Le suspect a réussi à la convaincre d’aller dans un parc avec lui. Il l’a attirée dans un coin isolé et aurait commis plusieurs gestes sexuels à l’endroit de l’adolescente.