Une vendeuse de produits érotiques se fait intimider

Victime d'un malfaiteur qui a inscrit «pute» sur le véhicule de son entreprise de produits érotiques, Cindy Jackson de Sherbrooke n'entend pas se laisser freiner par ces événements.
Samedi matin, elle a eu la désagréable surprise de découvrir cette inscription en lettres de peinture noire  sur son véhicule blanc. Cindy Jackson opère depuis cinq ans l'entreprise «Mlle Jackson» spécialisée dans la vente de produits et accessoires érotiques ainsi que les démonstrations à domicile.
«Ce ne sont pas des gestes comme ça qui vont m'arrêter; jamais. J'aime trop mon travail. Ma passion demeure d'aider les gens. Il faut être bien dans sa vie sexuelle et c'est ce que je contribue à faire par mon métier. Je ne fais pas juste vendre les accessoires. Je suis là pour aider les gens dans leur vie sexuelle. Je ne vais pas aller le faire, on s'entend. Je suis une femme respectée, respectable et respectueuse. Je vais rester très forte malgré des événements», assure Cindy Jackson.
En novembre 2016, la femme d'affaires de 31 ans avait été victime d'un autre acte de vandalisme alors que les freins de sa voiture avaient été dévissés.
«C'est quelqu'un qui voulait s'en prendre en moi personnellement. Je me rends compte que la pornographie et la sexualité dérangent encore. Même si ça fait partie de la vie de tous, c'est encore tabou. Certains ne sont pas ouverts à ça. Je parle de sexe en public. J'ouvre des voies qui dérangent. Je fais mon travail avec respect et je vais continuer à le faire», assure Cindy Jackson.
Elle souligne que cet événement survient au moment où elle s'apprête à agrandir l'éventail des services de son entreprise en ajoutant un volet de production de pornographie pour adultes en réalité virtuelle.
«Je suis une femme très débrouillarde. Ce n'est pas plaisant. J'essaye de continuer à être heureuse quand même. Je poursuis mes projets. J'ai lavé l'inscription rapidement et je regarde en avant», indique Cindy Jackson.
Depuis la parution de sa mésaventure dans le Journal de Montréal, puis dans divers médias, la femme d'affaires est débordée de demandes d'informations. Il y a eu aussi des suites désagréables à cette médiatisation.
«Quelqu'un a réussi à faire bloquer ma page Facebook pour 30 jours. Je rejoins 99 pour cent de mes clients sur les médias sociaux. Ça me dérange dans mon quotidien, mais je continue à avancer. Je suis au bon endroit dans la vie. Je suis une femme souriante et je ne me laisserai pas arrêter», assure Cindy Jackson.
Le Service de police de Sherbrooke a ouvert une enquête à la suite des événements de novembre 2016.