Une Sherbrookoise acquittée d’une accusation de conduite sous l'effet du GHB

Une Sherbrokoise a convaincu un tribunal d'appel de l'acquitter d'une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue.

La femme de 37 ans a été acquittée cette semaine à la suite d'une décision rendue par le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure.

L'avocate de la défense Me Jessyca Duval de l'aide juridique a convaincu le tribunal qu'il y avait absence de preuve relativement à la présence de GHB au moment où sa cliente conduisait et le moment où des symptômes de capacités affaiblies ont été constatés.

«Il est impossible d'inférer que la drogue a été prise avant 11 h 30, heure qui correspond au moment où l'appelant a cessé de conduire le véhicule (...) Il est aussi impossible de savoir combien de temps avant 11 h 30 il aurait fallu que l'appelante prenne le GHB pour que ses facultés soient effectivement affaiblies par l'effet de cette drogue à 11 h 30», explique le juge Ouellet dans sa décision.

Le juge retient qu'il reste une période de 30 minutes pendant laquelle la drogue aurait pu être prise sans que soit commise la conduite avec les capacités affaiblies par la drogue.

Me Duval rappelle qu'en matière de drogue, les symptômes de capacités affaiblies doivent être présents au moment de la conduite ou de la garde et contrôle d'un véhicule.