Une préposée aux bénéficiaires avoue avoir volé une résidente

Sherbrooke - Perte d'emploi, travaux communautaires, don à un organisme communautaire, une ancienne préposée aux bénéficiaires aux Résidences Soleil de la rue des Quatre-Saisons à Sherbrooke évite un casier judiciaire après avoir reconnu un vol dans la chambre d'une résidente.

«Elle a honte de ce qu'elle a fait. Elle a des regrets. Elle était dans une situation précaire sur le plan financier. C'est une mère de trois enfants. Elle a agi sur un coup de tête», a plaidé l'avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

La femme de 36 ans a plaidé coupable, lundi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Elle a reconnu sa présence illégale dans une maison d'habitation le 7 septembre 2017 sur la rue des Quatre-Saisons ainsi que le vol de 247 $ dans la chambre d'une résidente.

L'accusée était employée aux Résidences Soleil. La victime avait verrouillé sa porte et laissé l'argent sur sa table de chevet. À son retour dans sa chambre, la bénéficiaire a constaté que son argent avait disparu.

Les autorités des Résidences Soleil ont scruté les caméras de surveillance et ont découvert la préposée aux bénéficiaires en train d'entrer dans la chambre et de commettre le vol. Cette dernière a reconnu le vol.

«Elle a remboursé la somme intégrale et a fait une lettre d'excuses. Elle a perdu son emploi à la suite de ses gestes. Elle n'a pas encore réussi à se replacer», a mentionné Me Marcoux au tribunal.

Une absolution conditionnelle lui a été imposée. Dans le cadre d'une probation, elle devra effectuer 150 heures de travaux communautaires et faire un don de 200 $ à l'organisme DIRA-Estrie, soit le Centre d'aide aux aînés victimes de maltraitance.

«Je tiens compte du fait qu'il s'agit d'une première infraction. Vous en payez des conséquences qui sont très lourdes», a indiqué le juge Vanchestein. La peine d'absolution a été imposée à la suite d'une suggestion comme du procureur aux poursuites criminelles Me François Houle et de l'avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.