Cédrick Claveau a appris qu’un jugement avait été rendu contre lui en Ontario, l’informant qu’il devait 28 000 $ en pension alimentaire. Mais le problème, c’est que le jeune homme n’a pas d’enfant.

Une pension alimentaire à payer par erreur

Le Laterrois Cédrick Claveau a appris, il y a un mois et demi, qu’un jugement le concernant avait été rendu en Ontario et qu’il devait 28 000 $ en pension alimentaire. C’est en constatant que la moitié de ses prestations d’assurance-emploi était saisie que le jeune homme a fait quelques appels pour comprendre ce qui se passait. Le problème, c’est que Cédrick Claveau n’a pas d’enfant. Une erreur sur la personne aurait été commise, mais Cédrick Claveau doit maintenant enchaîner les procédures afin que l’erreur soit corrigée.

Menuisier de formation, Cédrick Claveau a reçu, cet hiver, des prestations de la CNESST pour une blessure à la cheville. Une fois guéri, il a eu à s’inscrire à l’assurance-emploi, en raison d’un manque de travail à la compagnie pour laquelle il travaille. C’est lors du versement de sa première prestation qu’il a compris que quelque chose clochait. « Je n’ai eu que la moitié de ma prestation, mais je me suis dit que c’était peut-être une semaine d’attente. Lorsque j’ai reçu ma deuxième prestation, c’était la même chose. J’ai alors téléphoné au chômage et c’est là qu’on m’a appris qu’un avis de saisie avait été rendu contre moi », explique Cédrick Claveau, lors d’une entrevue accordée au Quotidien, lundi, alors qu’il venait tout juste de rencontrer l’adjoint au député fédéral Richard Martel, afin de trouver une solution à son problème.

« Lorsque j’ai appelé au chômage, ils m’ont dit de contacter directement le ministère de la Justice pour en savoir plus sur mon dossier. C’est là que j’ai appris qu’un jugement avait été rendu et que je devais 28 000 $ en pension alimentaire. La saisie de mon revenu a débuté, mais je n’avais jamais rien reçu concernant ça et, le pire, c’est que je n’ai même pas d’enfant ! », a lancé M. Claveau, qui a laissé de nombreux messages, notamment au Bureau d’obligation familiale de l’Ontario, afin que la situation soit éclaircie. Jusqu’à maintenant, 2000 $ ont été saisis par le gouvernement fédéral, dont son remboursement d’impôt.

« Je suis allé au Palais de justice de Chicoutimi et je me suis informé. Il n’y a aucun dossier contre moi, ni rien du côté des huissiers. Je ne comprenais pas du tout ce qui se passait », a-t-il souligné.

La conjointe de Cédrick Claveau a lancé un message via Facebook, la semaine dernière, puisque le jeune homme n’avait toujours pas eu de réponses du gouvernement.

« Deux fiscalistes et des avocats m’ont contacté pour m’aider gratuitement. J’ai finalement pu parler à quelqu’un au Bureau d’obligation familiale de l’Ontario et le nom et le numéro d’assurance sociale ne concordent pas. Ils m’ont dit que c’était sans doute une erreur administrative, mais j’ai vraiment hâte que ce soit réglé. J’ai accumulé des retards de paiement et j’ai dû utiliser mes cartes de crédit plus qu’à l’habitude. Disons qu’il faudrait que les saisies arrêtent rapidement », souligne Cédrick Claveau, quelque peu découragé.

« Au bureau du député Richard Martel, on m’a aidé à contacter les bonnes personnes et ils m’ont dit qu’ils prenaient ma situation en main. Je devrais avoir des nouvelles d’ici quelques jours, en espérant que ça se règle », a ajouté le menuisier, qui a recommencé à travailler dernièrement. « La prochaine étape serait la saisie du salaire, mais, tout comme le reste, je n’ai rien reçu à cet effet. Je ne sais pas s’il y a un autre Cédrick Claveau qui a une pension impayée ou si c’est quelqu’un qui a un numéro d’assurance sociale ressemblant au mien, mais une chose est sûre, c’est que quelqu’un reçoit mon argent présentement, alors que je n’ai pas d’enfant », a ajouté le jeune homme.