Denis Clavelle, 71 ans qui est détenu depuis la semaine dernière a été accusé, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke d’incitation à des contacts sexuels et d’attouchements sexuels sur une adolescente entre juillet 1988 et mai 1989.
Denis Clavelle, 71 ans qui est détenu depuis la semaine dernière a été accusé, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke d’incitation à des contacts sexuels et d’attouchements sexuels sur une adolescente entre juillet 1988 et mai 1989.

Une onzième plaignante se manifeste contre Denis Clavelle

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
La récente médiatisation des accusations déposées contre Denis Clavelle a incité une onzième victime alléguée à porter plainte contre l’ancien pompier.

L’individu de 71 ans qui est détenu depuis la semaine dernière a été accusé, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke d’incitation à des contacts sexuels et d’attouchements sexuels sur une adolescente entre juillet 1988 et mai 1989.

Les accusations comportent la particularité que les crimes auraient été commis alors qu’il se trouvait en position d’autorité.

La semaine dernière, Denis Clavelle avait été arrêté à son domicile de Magog après l’émission d’un mandat d’arrestation contre lui.

Il a alors été accusé d’incitation à des contacts sexuels sur une personne présentant une déficience mentale ou physique alors qu’il était en situation d’autorité et d’agression sexuelle sur ce même plaignant. 

Ces gestes auraient été commis entre juin 2016 et juillet 2020. 

« Une nouvelle plaignante a signalé les gestes qu’elle a subis après avoir entendu la comparution de Denis Clavelle dans les médias. C’est à ce moment qu’elle a décidé de le dénoncer », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.

La poursuite continue à s’opposer à sa remise en liberté.

Son avocate Me Célina Saint-François a reporté tous les dossiers au 10 décembre prochain pour fixer l’enquête sur remise en liberté.

Les démêlés judiciaires de l’individu sans antécédent judiciaire ont commencé en juillet dernier. 

Denis Clavelle a accueilli chez lui plusieurs centaines d’adolescents en tant que famille d’accueil pendant des dizaines d’années.

Depuis sa première arrestation, les accusations se sont multipliées. 

Onze personnes ont dénoncé des gestes à caractères sexuels subis par Clavelle alors qu’elles étaient mineures. 

Entre janvier 1993 et février 1995, il aurait commis des gestes d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels et d’attouchements sexuels alors qu’il était en position d’autorité ainsi que d’attouchements et d’incitation à des contacts sexuels sur une adolescente de moins de 14 ans. 

Clavelle doit aussi répondre d’accusations de grossière indécence et d’agression sexuelle sur une personne mineure entre octobre 1985 et janvier 1990. 

L’ancien pompier a été accusé le 21 juillet dernier de douze infractions, soit d’avoir, à des fins d’ordre sexuel, touché une partie du corps de ses victimes, d’avoir engagé ou incité des victimes d’âge mineur à le toucher et d’agression sexuelle alors qu’il était en état d’autorité. 

Les agressions pour les cinq premières victimes auraient été commises entre les mois de mars 1992 et juillet 2012 à Sherbrooke et à Stratford. 

De nouvelles accusations de grossière indécence, qui auraient été commises entre janvier 1982 et janvier 1984, ainsi qu’une autre accusation d’attentat à la pudeur entre janvier 1982 et janvier 1983 à Disraeli ont été déposées contre Denis Clavelle en aout dernier. 

Remis en liberté sous conditions, le septuagénaire a brisé certaines conditions imposées par le tribunal. 

Il a déjà reconnu devant le tribunal avoir tenté de convaincre une des victimes alléguées de retirer sa plainte. 

Sa conjointe Marie-Claude Gagné a aussi été accusée d’entrave à la justice entre le 4 et le 5 aout 2020 à Magog.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras a demandé des interdits de contacts avec toutes les plaignants dans ce dossier.

La SQ rappelle qu’en tout temps, le public peut transmettre des informations de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.