Blessing Dugbeh

Une nouvelle accusation portée contre Blessing Dugbeh

Une nouvelle accusation d’agression sexuelle grave a été déposée contre Blessing Dugbeh.

L’homme de 22 ans a comparu, vendredi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec relativement à une nouvelle plaignante.

Trois accusations d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger de trois victimes mineures alléguées entre mai 2016 et septembre 2017 sont déjà devant le tribunal.

Dugbeh sera de retour le 8 avril dans ces dossiers. Blessing Dugbeh déterminera alors si un procès devra se tenir relativement à ces accusations.

La preuve au procès de Dugbeh pour le viol collectif, qui s’est déroulé en mars 2019, avait révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

La nouvelle accusation concerne une victime mineure qu’il aurait agressée sexuellement entre le 21 janvier et le 15 mars 2017, mettant ainsi la vie de sa victime en danger.

En février dernier, Blessing Dugbeh a écopé d’une peine de cinq ans de prison pour l’agression sexuelle en groupe d’une adolescente de 15 ans alors qu’il se savait porteur du VIH.

La juge avait noté que Dugbeh avait délibérément ignoré les signes de détresse de la victime, qui ne consentait clairement pas à ce qui se passait. Il a plutôt adopté une attitude arrogante et agressive.

« Comme un troupeau »

Trente-trois mois de détention provisoire avaient été retranchés de la peine. Dugbeh devra donc purger encore deux ans et trois mois de prison dans une prison fédérale.

Dugbeh, qui avait 19 ans lors des évènements, a été déclaré coupable, en mai 2019, d’une agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans ainsi que de harcèlement criminel.

Lors des évènements, Dugbeh se savait porteur du VIH.

C’est à la suite de l’invitation d’une amie pour un chilling que la victime s’est rendue au logement où sont survenus les gestes le 12 février 2017.

La plaignante a manifesté qu’elle ne voulait pas faire d’orgie lors du visionnement d’images pornographiques projetées lors de cette soirée.

La plaignante et un témoin entendu lors du procès se sont d’abord isolés du reste du groupe pour avoir des rapports sexuels.

La juge a mentionné dans sa décision que les adolescents, en plus de Dugbeh, sont ensuite arrivés « comme un troupeau » dans la chambre où sont survenus les gestes.

D’autres adolescents et Dugbeh se sont livrés à plusieurs activités sexuelles où plusieurs mains touchaient le corps de la victime.

La victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels.

Le tribunal avait retenu que la victime a témoigné que deux gars lui prenaient les mains et que Dugbeh lui prenait la tête en l’obligeant à lui faire une fellation.

La juge avait aussi insisté sur les gestes de menace faits par Dugbeh à la suite de la dénonciation de la victime. Dugbeh avait mis sur sa story Snapchat un message disant « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marilène Laviolette représente le ministère public, alors que Me Guy Plourde défend l’accusé.