Michael Horan confirme que le nombre de convois de pétrole brut qui passait par Lac-Mégantic avait augmenté de façon importante au cours des mois précédents la tragédie du 6 juillet 2013.

Une hausse significative des trains de pétrole brut à Lac-Mégantic

Michael Horan avait remarqué une augmentation significative de la fréquence des trains de pétrole brut qui circulaient sur la voie ferrée de la Montréal, Maine & Atlantic (MMA).

Le témoignage de l’homme de 51 ans se poursuivait pour une troisième journée, lundi, au palais de justice de Sherbrooke au procès devant jury de Thomas Harding, Jean Demaître et Richard Labrie.

Les trois hommes sont accusés de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes lors du déraillement de train de la MMA le 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

Michael Horan confirme que le nombre de convois de pétrole brut qui passait par Lac-Mégantic avait augmenté de façon importante au cours des mois précédents la tragédie du 6 juillet 2013.

« Il y avait effectivement une augmentation du trafic de pétrole brut. Tout dépendant des semaines, nous sommes passés de trois à sept convois par semaine. Le poids des trains avait augmenté (...) Tout dépassement de poids par train ou par wagon devait être autorisé par Bangor. Il y avait sûrement des dépassements. Mais ils étaient approuvés par Bangor », soutient le témoin Horan.

Une bonne partie de l’avant-midi a été consacrée au contre-interrogatoire de Michael Horan par les avocats chargés de la défense de Thomas Harding, Me Thomas Walsh et Me Charles Shearson.

Stationnement sécuritaire

Me Shearson a résumé la façon sécuritaire de stationner un train sur une pente descendante, ce à quoi le témoin a acquiescé.

Plus tard lors de son témoignage, Michael Horan a répété que l’inclinaison, la température extérieure et le poids du train étaient trois facteurs qui pouvaient influencer le nombre de freins à main à appliquer lorsqu’un train était laissé sans surveillance.

« Il y avait un minimum en fonction de la charte, mais on pouvait en ajouter », a indiqué Michael Horan.

Ce dernier a témoigné qu’il n’y avait pas de formulaire à remplir concernant le nombre de freins à main appliqués sur un convoi ferroviaire laissé à Nantes.

« Nous n’avons pas eu de rapport qu’il n’y avait pas suffisamment de freins à main à Nantes », a précisé le témoin.

L’avocat de Jean Demaître, Me Gaétan Bourassa, a poursuivi le contre-interrogatoire du témoin Horan en lui faisant compléter l’organigramme de la MMA tel qu’il était en juillet 2013.

Michael Horan a ajouté les noms de plusieurs cadres de la compagnie ferroviaire sous leur titre en expliquant sommairement les fonctions de certains d’entre eux.

Il a aussi signalé le nom des trois mécaniciens de locomotive chargés de transporter les convois de pétrole brut de Farnham à Lac-Mégantic, soit Thomas Harding, Luc Ruel et François Daigle.

Le procès présidé par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure se poursuit, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le contre-interrogatoire de Michael Horan s’est poursuivi pour une troisième journée complète.