Patricia Garneau

Une fraudeuse demande un rapport présentenciel

La fraudeuse Patricia Garneau devra attendre la fin du printemps avant de recevoir sa peine.

La femme de 38 ans de Sherbrooke a reconnu une fraude de 33 380 $ envers son employeur.

L’accusée revenait devant le tribunal, vendredi, pour les observations sur la peine qui n’ont pas pu procéder étant donné que la victime n’était pas présente.

« La victime veut se faire entendre dans le dossier », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux.

« De notre côté, on trouve dommage que les observations ne puissent pas procéder, mais on comprend la situation », a indiqué l’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique.

La défense a saisi la balle au bond de cette remise en demandant la confection d’un rapport présentenciel. La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec aura ainsi un éclairage plus adéquat de la situation de l’accusée qui ne possède pas d’antécédent judiciaire.

Patricia Garneau a reconnu les faits de cette fraude commise entre le 24 juillet 2014 et 16 août 2017 à l’endroit de son employeur Pharmaprix.

Dans la même trame factuelle, elle a plaidé coupable à la production de faux documents, soit des fausses factures.

La supérieure de Patricia Garneau avait découvert qu’elle s’était versé une rétro de plus de 700 $ pour une paie de vacances. Une fois les vérifications faites avec le supérieur, ils ont découvert que ce n’était pas vrai. 

Patricia Garneau avait été promue à un poste d’administratrice des systèmes au Pharmaprix de la rue King Ouest en décembre 2012.

C’est à partir de ce poste où elle avait accès aux comptes clients, aux conciliations bancaires et à la fonction de faire les paies et les vacances que Patricia Garneau a commis l’importante fraude.

Employée à la succursale du Carrefour de l’Estrie à une certaine époque, Patricia Garneau fabriquait de fausses factures pour détourner à son profit des sommes d’argent entre les deux pharmacies.

Dès la découverte des premières irrégularités, Patricia Garneau a été suspendue de ses fonctions. Confrontée par son employeur, elle a avoué son implication.

Après enquête, le Service de police de Sherbrooke a procédé à son arrestation le 24 octobre 2017. 

Les observations sur la peine se dérouleront le 18 juin.