Une fraude téléphonique qui «se déplace» dans différentes régions

La Sûreté du Québec (SQ) met en garde la population contre une fraude téléphonique qui «se déplace» dans différentes régions de la province. Des signalements ont été rapportés notamment au Centre-du-Québec.

La personne au bout du fil s’exprime en anglais et prétend être policier. Celle-ci demande ensuite qu’on valide nom, numéro d’assurance sociale ou d’autres informations personnelles, explique Ingrid Asselin, porte-parole de la SQ.

«Dans le cas où le citoyen refuse de donner ces informations, le fraudeur utilise la menace et dit que des policiers viendront rapidement procéder à son arrestation s’il ne collabore pas», dit-elle. 

«Dans certains cas, le fraudeur ajoute que le citoyen a été victime de fraude et lui demande également de confirmer ses informations bancaires et d’effectuer un virement dans un compte précis pour protéger son argent. Le fraudeur va même jusqu’à demander au citoyen d’aller acheter des cartes prépayées de divers commerces et demande à la victime de lui fournir le numéro de validation de la carte pour éviter plus de problèmes avec la justice.»

Dans d’autres cas, le fraudeur demande le numéro de téléphone de son corps de police local et mentionne qu’un policier de cet endroit communiquera avec la personne. «Un appel est ensuite à nouveau fait au citoyen et l’afficheur indique un numéro qui correspond à celui d’un poste de police de la Sûreté du Québec», ajoute Mme Asselin dans un communiqué de presse.

«Ces appels sont frauduleux. Les policiers ne communiquent pas avec les citoyens dans l’objectif de leur soutirer ou d’exiger des renseignements personnels ou financiers. Vous devez faire preuve de prudence lorsque quelqu’un prétend travailler pour un service public.»

En cas de doute, on doit demander le nom de la personne et de l’entreprise qu’elle représente. Il est aussi recommandé de faire une recherche sur internet par la suite. 

On ne doit pas supposer que le numéro de téléphone de l’afficheur est exact. Les fraudeurs ont recours à des logiciels ou applications pour tromper leurs victimes, note Ingrid Asselin.

Ne jamais divulguer son numéro d’assurance sociale. En vertu de la loi, seuls les organismes gouvernementaux, son employeur (au moment de l’embauche) ou les institutions financières peuvent l’exiger.

Dans la même veine, on ne doit pas donner des renseignements personnels et bancaires au téléphone, sauf si on a téléphoné et que le numéro provient d’une source sûre. Il faut se méfier si on demande de payer des frais par courriel, par téléphone ou par message texte. Ne pas envoyer d’argent à quelqu’un qu’on ne connaît pas et en qui on n’a pas confiance, résume-t-elle.

Rappelons que toute information sur des actes criminels ou des événements suspects peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264 ou à l’organisme Échec au Crime au 1 800 711-1800.

Pour plus d’information sur la fraude, les citoyens sont invités à consulter le Centre antifraude du Canada, au http://www.antifraudcentre-centreantifraude.ca/index-fra.htm.