Une femme sème l’émoi sur le chemin Rhéaume

La femme qui a causé un émoi sur le chemin Rhéaume lundi matin à Sherbrooke devra consulter un psychiatre.

Marilyn Gagné n’a pas été en mesure de désigner une avocate pour la représenter, mardi devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec tant et si bien que Me Jessyca Duval de l’aide juridique a utilisé une disposition de la loi pour la représenter.

Les yeux mi-clos, Marilyn Gagné somnolait dans le box des accusés lorsque des accusations d’introduction par effraction, de voies de fait causant des lésions et d’entrave au travail des policiers ont été déposées contre elle.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec lui a demandé si elle savait où elle était.

« Je suis au palais de justice de Sherbrooke. Il faut que j’aille à l’hôpital parce que je suis fatiguée », a émis l’accusée de 30 ans au juge Vanchestein.

Ce dernier a ordonné qu’elle soit évaluée relativement à son aptitude à comparaitre au département de psychiatrie légale du CHUS jusqu’au 26 novembre.

Son manège a commencé vers 10 h alors qu’elle se trouvait dans une voiture taxi.

« Le chauffeur a demandé l’assistance des policiers pour une femme intoxiquée par la drogue », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

« La peur de ma vie »

La femme s’est rendue dans la rue où elle a sauté sur des véhicules et tenté d’arracher les essuie-glaces à une voiture.

Elle s’est ensuite dirigée vers un service de garde en milieu familial.

« Elle a tenté d’entrer. La propriétaire de l’endroit a demandé l’aide de son conjoint pour repousser la suspecte », indique Samuel Ducharme du SPS.

La femme de 30 ans s’est ensuite rendu dans un garage industriel situé sur le chemin Rhéaume. 

« Elle a réussi à entrer dans le bâtiment. Poursuivie par les policiers, elle a tenté de se barricader », mentionne le porte-parole du SPS.

Lorsque les policiers se sont approchés d’elle, elle s’est débattue causant des blessures et même une fracture à la main à un policier.

« Elle était fortement intoxiquée. Nous l’avons gardé en détention en attendant sa comparution », mentionne le porte-parole du SPS.

Marilyn Gagné est bien connue des milieux policiers. Une accusation de bris de probation a d’ailleurs été déposée contre elle.

« J’ai eu la peur de ma vie », lance la conductrice de la voiture sur laquelle la femme intoxiquée a jeté son dévolu.

« Elle s’est lancée sur ma voiture et a tenté de casser mon parebrise. J’ai barré mes portes. Je ne pensais qu’à me sauver! »

La dame, qui désire demeurer anonyme, a contacté le 911. « Cinq autos de police sont arrivées », dit la conductrice lors d’un entretien accordé à La Tribune.

« Elle était vraiment en crise. On voyait qu’elle n’était pas dans le même monde que nous... » Avec Claude Plante