Dioselina Mosquera

Une femme de 63 ans accusée de voies de fait armée

Une adaptation difficile au Canada combinée à la consommation d’alcool conduisent une réfugiée politique devant les tribunaux à Sherbrooke pour une grave accusation.

Dioselina Mosquera, 63 ans, devrait reconnaître à la mi-mai une accusation de voies de fait armée au palais de justice de Sherbrooke.

Les événements en cause sont survenus en septembre 2018, un mois après son arrivée au pays.

Dans un élan de colère lors d’une dispute familiale, elle a lancé une coupe de vin au visage d’une femme de son entourage.

Le verre a explosé au visage de la victime causant des blessures dont une coupure à la lèvre qui s’est infectée. La victime conserve une cicatrice au visage et garde des difficultés à manger depuis les événements.

Lors de cet épisode de violence, Dioselina Mosquera a aussi lancé une vadrouille du troisième étage en direction de la victime qui a été atteinte à la tête.

« Ma cliente ne possède pas d’antécédent judiciaire. Cette escalade de violence s’est déroulée dans un contexte très émotif. Elle venait d’arriver dans un pays où elle ne parle pas la langue ce qui fait en sorte qu’elle était isolée », mentionne l’avocate de la défense Me Julie Beauchemin.

Le rapport d’une travailleuse sociale a été déposé, mercredi, au tribunal par Me Beauchemin.

Cette dernière entend plaider les circonstances particulières entourant la commission de cet acte devant le tribunal.

L’isolement, la barrière de la langue, son passé en Colombie et sa consommation d’alcool représentent plusieurs facteurs qui seront présentés au tribunal le 16 mai prochain.

Depuis les événements, l’accusée a entrepris des rencontres avec un psychiatre, une travailleuse sociale puis a cessé sa consommation d’alcool.

C’est Me Véronique Gauthier-Gingras qui représente le ministère public dans cette affaire.