Lucie Carrier a floué le dépanneur de la Place du golf situé sur la rue Paul-Desruisseaux à Sherbrooke.

Une ex-employée d'un dépanneur condamnée à la prison

Une gérante de dépanneur de Sherbrooke, qui a pigé dans les poches de son employeur pour assouvir ses problèmes de jeu, a été condamnée à sept mois de prison.

Lucie Carrier a floué le dépanneur de la Place du golf, situé sur la rue Paul-Desruisseaux à Sherbrooke, entre le 1er janvier et le 24 août 2015.

Si elle avait plaidé coupable en janvier 2017, Lucie Carrier a fait faux bond à la justice pendant plusieurs mois. Il a fallu l’émission d’un mandat d’arrestation contre elle pour qu’elle soit interceptée. 

Après avoir été soumise à une évaluation dans le cadre d’un rapport présentenciel, la femme de 49 ans a été condamnée à une peine de détention ferme, mardi, par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Lucie Carrier avait reconnu le vol de plus de 32 000 $ en plus des accusations de fabrication et utilisation de faux documents.

Elle avait affirmé à son patron avoir perdu un premier dépôt de 5000 $.

Lucie Carrier avait donc entrepris de jouer dans les machines de loterie pour rembourser son employeur.

Elle a profité de ses fonctions de gérante de ce dépanneur situé dans le secteur du Carrefour de l’Estrie pour continuer à piger dans les coffres alors qu’elle avait la responsabilité d’effectuer les dépôts. 

Elle a détourné une douzaine de dépôts à son profit au fil des mois. C’est une vérification comptable qui a permis de mettre fin à son stratagème.

Le juge Chapdelaine a retenu plusieurs facteurs aggravants contre Lucie Carrier dont l’abus de confiance envers son employeur.

Le tribunal a retenu que le crime s’est produit sur huit mois, qu’il demandait une planification certaine de même que l’ampleur du montant volé.

Il a souligné que Lucie Carrier avait joué aux loteries vidéo pour commencer à rembourser un dépôt perdu.

« Non seulement vous n’avez pas respecté l’entente, mais vous avez continué à le voler. Pourquoi ne pas avoir pris les moyens pour régler le problème de jeu? Votre employeur avait réitéré sa confiance pour rembourser, mais vous ne l’avez pas respecté », a signalé le juge Chapdelaine.

Comme facteur atténuant, le juge a retenu qu’elle occupait un emploi et son absence d’antécédent judiciaire.

Malgré un jugement civil et un nouvel emploi, Lucie Carrier n’a rien remis de l’argent volé. Étant donné le jugement civil rendu, le juge Chapdelaine n’a pas émis d’ordonnance de remboursement.

Une probation de deux ans a été imposée à Lucie Carrier. C’est Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique qui défendait l’accusée.