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L’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François participe fréquemment à des journées de formations et de simulations afin d’être toujours prête à répondre à l’appel. Photo prise lors de l’opération de recherche du premier mai dernier dans le cadre des recherches de Richard Lemieux.
L’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François participe fréquemment à des journées de formations et de simulations afin d’être toujours prête à répondre à l’appel. Photo prise lors de l’opération de recherche du premier mai dernier dans le cadre des recherches de Richard Lemieux.

Une équipe entraînée pour servir [VIDÉO]

Viatka Sundborg
Viatka Sundborg
La Tribune
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Déployés déjà deux fois dans la région cette année, le groupe Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François a invité La Tribune à découvrir son univers pendant une journée de formation et de simulations de recherches. La Tribune y a rencontré des bénévoles dévoués et passionnés par leur mission.

L’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke et du Haut-Saint-François a récemment contribué aux opérations de recherches dans le secteur de St-François-Xavier-de-Brompton afin de retrouver Richard Lemieux. « Nous avons pris part aux recherches de M. Lemieux le 17 avril et le 1er mai en support à la Sûreté du Québec afin de trouver des indices qui pourraient permettre de retrouver l’homme de 67 ans porté disparu depuis le 14 avril », raconte Dany Chaput, membre du conseil d’administration, trésorier et bénévole pour la recherche au sein du groupe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François. 

La Sûreté du Québec fait en effet occasionnellement appel à des groupes de bénévoles structurés, tels que Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François, lors d’opérations de recherches. « Cette demande n’est pas faite systématiquement dès que des recherches sont déclenchées, car nous devons considérer plusieurs facteurs opérationnels », précise Aurélie Guindon, porte-parole de la Sûreté du Québec. « Toutefois, ces groupes sont utiles afin de couvrir une plus grande superficie de recherche ou de refaire un secteur, dans l’éventualité d’une victime qui pourrait être en déplacement », ajoute la porte-parole. 

La mission de ce groupe de bénévoles ne se limite toutefois pas qu’à la recherche d’indices. Derrière cette implication bénévole, il y a une valeur sociale très importante. « Il est extrêmement difficile pour des proches de vivre le deuil d’un être cher lorsqu’ils n’ont pas de réponses à leurs questions. Lorsque nous avons conclu la journée, j’ai réellement eu l’impression que ces recherches supplémentaires ont agi comme un baume pour la famille et les amis de M. Lemieux », explique Jean Lefebvre, président de l’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke et du Haut-Saint-François suivant la deuxième journée de recherche de Richard Lemieux faite à la demande de la famille. 

Conposé d’environs 35 bénévoles, le groupe Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François tente de contribuer aux opérations de recherches de la Sûreté du Québec lorsqu’un citoyen est porté disparu. Guillaume Marion, un membre de l’équipe, en pleine action lors d’une simulation.  

La sagesse de l’expérience

« Ça fait quatre ans que je fais partie de l’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François et j’ai participé à trois déploiements en assistance à la Sûreté du Québec », souligne Guillaume Marion, un bénévole qui, au fil des années, a occupé plusieurs sièges dans l’organisation. Pour M. Marion et l’organisation, il est primordial d’offrir une expérience de formation tout aussi conviviale que rigoureuse pour faire de ce groupe de bénévoles une ressource efficace en cas d’urgence. 

« Nous ne sommes qu’un maillon d’une très grande chaine, mais en prenant part à des opérations de recherches et sauvetages, nous aidons à retrouver des personnes disparues ou en détresse », poursuit M. Marion, fier que des organisations comme celle de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François existent puisque, pour lui, c’est synonyme que la société québécoise refuse de laisser disparaitre des individus contrairement à d’autre pays dans le monde. « Ne pas accepter que des citoyens disparaissent sans faire absolument tout en notre pouvoir pour les retrouver est vital pour notre démocratie », conclut-il. 

La fougue des recrues

Antoinette Heimann a, dans une autre vie, fait partie d’une équipe de recherche et sauvetage du genre, mais sur un autre continent. Elle a nouvellement rejoint l’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François. « J’ai l’impression d’être jeune à nouveau. Faire partie de cette équipe, marcher en forêt et servir ma communauté, c’est rafraichissant! » explique Mme Heimann, tout sourire après avoir complété sa première simulation de recherches avec l’équipe samedi.

Parmi les personnes présentes, Louis-Gabriel Pouliot, un géologue de formation, a récemment joint l’équipe de Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François d’abord par intérêt personnel, mais aussi pour les connaissances qu’il souhaitait acquérir. « Je suis un amateur de plein air alors ce bénévolat m’a immédiatement intéressé puisque c’est du bénévolat actif et qui se fait à l’extérieur. En plus, je suis appelé à aller en région éloignée pour mon travail alors les connaissances de sauvetage et de premiers soins que j’apprends avec l’équipe pourraient m’être utiles un jour puisqu’on ne sait jamais quand un accident pourrait arriver », explique M. Pouliot qui a senti une belle ouverture de ses pairs dès son arrivée dans l’équipe. 

L’organisation Recherche et sauvetage de Sherbrooke/Haut-Saint-François est toujours en quête de nouveaux bénévoles. Pour plus d’informations, consultez leur site.