Occasion Beaucage et des clients auraient été floués par une ancienne directrice commerciale.

Une directrice commerciale aurait fraudé certains clients

Occasion Beaucage et des clients auraient été floués par une ancienne directrice commerciale.
Le dossier de Kathy Lebrun-Gagnon, qui comprend 21 chefs d'accusation, était de retour devant le juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.
La femme de 29 ans d'Orford aurait fait de faux documents d'assurances vie et invalidité, de faux contrats de burinage, de faux contrats de garantie de remplacement, de faux contrats de garantie mécaniques ou d'assurances automobiles auprès de sept clients qui venaient de se procurer des véhicules d'occasion entre décembre 2015 et mai 2016.
L'objectif de l'accusé était vraisemblablement de toucher des commissions sur les produits qu'elle vendait aux clients en fabriquant de faux contrats.
Elle aurait touché environ 16 000 $ en commissions auxquelles elle n'avait pas droit en 2016
« C'est dans un contexte où la suspecte accompagnait les clients à la suite de la vente du véhicule que les fraudes auraient été commises. Elle utilisait un stratagème complexe de fabrication de faux documents à l'insu de son employeur », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.
Le dossier de Kathy Lebrun-Gagnon a été reporté au 8 mars prochain. C'est Me Nathalie Robidoux qui représente le ministère public dans cette affaire.
L'avocat de la défense Me Jean Leblanc doit compléter l'évaluation de la preuve avant de prendre position dans le dossier.
Kathy Lebrun-Gagnon ne possède pas d'antécédent judiciaire.
Le Service de police de Sherbrooke invite les personnes qui auraient fait affaire avec Kathy Lebrun-Gagnon à porter une attention particulière aux contrats signés avec elle.
Sentant vraisemblablement son stratagème s'écrouler, Kathy Lebrun-Gagnon a quitté ses fonctions chez Occasion Beaucage au printemps 2016. Elle aurait remis sa démission par courriel.
Le SPS a procédé à son arrestation le 7 juin 2016.
Elle a comparu le 27 octobre dernier pour la première fois dans ce dossier de fraude.
« Il ne faut pas hésiter à nous contacter. Il pourrait y avoir d'autres victimes », mentionne le porte-parole du SPS.
Il est possible de joindre le SPS au 819-821-5555.
Six mois de plus pour conduite dangereuse
Déjà condamné à une peine de deux ans moins un jour de prison pour une affaire d'armes à feu et de menaces à Sherbrooke, Stéphane Potvin a vu six mois de détention être ajoutés à sa peine.
Potvin a reconnu les faits dans une affaire de conduite dangereuse et de fuite des policiers survenue en septembre 2013 à Longueuil.
L'individu a fait transférer ses dossiers à Sherbrooke afin de régler ses comptes avec la justice mercredi.
Ce sont des signes de course de rue à un feu de circulation à Longueuil qui ont attiré l'attention des policiers. Malgré les appels de gyrophare des policiers, Potvin a pris la fuite à des pointes de vitesse passant de 120 km/h à 160 km/h puis à 180 km/h.
Sur l'autoroute 30, il a effectué plusieurs manoeuvres pour se faufiler entre les véhicules en dépassant certains par la droite sur une dizaine de kilomètres.
Dans la sortie d'autoroute, il a été percuté par un véhicule de patrouille avant de s'immobiliser à quelques mètres du fossé.
L'accusé possédant de nombreux antécédents judiciaires purge déjà une peine de deux ans moins un jour depuis le 22 décembre 2016 dans l'affaire d'armes à feu.
Le juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec a ajouté une interdiction de conduire de deux ans à la peine.
Six mois de prison pour une sixième récidive d'alcool au volant
La fête d'un ami n'est pas une excuse pour conduire son véhicule en état d'ébriété, même si la dernière récidive en semblable matière remonte à plus de 20 ans.
Cette excuse de Marc Pépin de Coaticook servie au juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke n'a pas semblé émouvoir le magistrat.
Ce dernier l'a condamné à une peine de six mois de détention à la suite d'une suggestion commune de Me Mélissa Gilbert en défense et Me Nathalie Robidoux du ministère public, pour une sixième récidive de l'accusé en semblable matière.
« On ne prend pas son véhicule dans ce temps-là. Je suis toujours surpris que des gens continuent à prendre leur véhicule dans de telles situations », a répliqué le juge Lafrenière à Pépin lorsqu'il a voulu justifier son taux d'alcoolémie de 204 mg par 100 ml de sang lors des événements survenus en avril 2014.
Ce taux d'alcoolémie dépasse de deux fois la limite permise par la loi.
Marc Pépin a alors été impliqué dans un accident avec un autre véhicule près du restaurant Tim Hortons de la rue Main à Coaticook.
« Vous auriez pu tuer l'autre conducteur. Vous auriez alors été condamné à une peine de plusieurs années de prison », a signalé le juge à Marc Pépin.
En plus de la peine de détention, Marc Pépin s'est vu interdire de conduire pour les trois prochaines années.