Une autre présumée victime dénonce le proxénète allégué Mathieu Larin

Une autre présumée victime du proxénète allégué Mathieu Larin a dénoncé les agissements de l'individu au cours des derniers jours.

Deux nouvelles accusations d'avoir amené une personne à offrir des services sexuels contre rétribution entre décembre 2016 et juin 2017 ont été déposées.

Déjà détenu dans une affaire semblable, Larin a plaidé non-coupable à ces nouvelles accusations qui se seraient déroulées à Sherbrooke et Québec, lundi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Son avocat Me Alexandre Fleurent a reporté le dossier au 6 octobre prochain pour prise de position.

Mathieu Larin, qui possède plusieurs antécédents judiciaires, est accusé d'avoir amené une personne à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre mars et juin 2017, soit du proxénétisme. L'individu doit aussi répondre d'avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution et d'avoir bénéficié d'un avantage pécuniaire qu'il savait provenir de la prostitution.

Des accusations de voies de fait, de séquestration, d'agression sexuelle et de méfait sont portées contre lui.

Larin utilisait le site « Annonces intimes » pour offrir divers services sexuels de jeunes femmes qu'il aurait recrutées. La victime alléguée aurait travaillé pour Larin jusqu'en juin. Des photos en lingerie des femmes étaient publiées sur le site Internet qui servait à attirer les clients. Laurin aurait eu jusqu'à six à sept filles sous son emprise au cours de la période, dont il est accusé. Larin louait des chambres d'un établissement hôtelier de Sherbrooke. C'est lui qui répondait aux messages des clients qui sollicitaient les services sexuels.

Certains services sexuels ont aussi été offerts durant la période des accusations dans un appartement du secteur Mi-Vallon ainsi qu'à domicile.

C'est dans un contexte où la violence, la contrainte et la consommation de drogue, plus particulièrement de la cocaïne, étaient omniprésentes que l'une des victimes alléguées a brisé le silence pour sortir de ce milieu.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau mène le dossier en poursuite.