Brandon Vaillancourt lors de son arrestation en juillet 2018.

Une autre chance pour Brandon Vaillancourt

Le tribunal laisse une nouvelle chance à Brandon Vaillancourt de respecter des conditions de remise en liberté.

Vaillancourt est accusé de l’homicide involontaire coupable de Félix Bergeron en compagnie de Robert Sargeant et William Pratte à Sherbrooke en juillet dernier.

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Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a imposé, mercredi, une garantie supplémentaire de 1000 $ aux 6000 $ qui avaient déjà été déposés.

Libéré sous conditions à la suite de l’accusation d’homicide involontaire coupable l’été dernier, l’individu de 19 ans a été reconnu coupable de deux non-respects d’engagement.

Il était détenu depuis ce non-respect d’engagement commis le 5 octobre dernier.

Le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille et l’avocate de la défense Me Mireille Leblanc se sont entendus sur de sévères conditions de remise en liberté que Vaillancourt s’est engagé à respecter.

Vaillancourt devra résider chez ses parents. Il devra respecter un couvre-feu de 20 h à 7 h.

Il ne pourra se trouver sur la rue Sanborn où a été commis le meurtre ainsi qu’à tout endroit où pourraient se trouver plusieurs témoins de la cause.

Brandon Vaillancourt ne pourra non plus communiquer avec les deux autres accusés de l’homicide involontaire pour lequel il est accusé.

Il ne pourra consommer de drogue ni d’alcool.

Il devra poursuivre ses études au Collège de Sherbrooke.

Ses dossiers concernant l’homicide involontaire coupable et le braquage de domicile ont été reportés au 12 février 2019.

La preuve complète a été déposée dans ce dossier principal.

Félix Bergeron, 21 ans, a été tué à son logement de la rue Sanborn le 18 juillet dernier au centre-ville de Sherbrooke. Une ordonnance de non-publication émise à l’enquête sur remise en liberté empêche de révéler les faits de la cause.

Le bris de condition

C’est un appel reçu vers 23 h 25 concernant une affaire de violence conjugale alléguée concernant Brandon Vaillancourt qui a mené les policiers dans le secteur de Fleurimont le 5 octobre dernier.

En route vers les lieux, les policiers avaient croisé une jeune femme en sanglots avec des marques de violence. Rencontrée par les policiers dans cette affaire, elle affirmait avoir consommé de la vodka avec Vaillancourt.

Les policiers se rendent chez lui pour procéder à son arrestation en matière de violence conjugale et bris de conditions. Vaillancourt affirme alors : « J’ai même pas bu ».

Ce n’est que dans le véhicule de patrouille que le policier aurait perçu une odeur d’alcool.

La juge n’a pas retenu la version de Vaillancourt qui prétendait ne pas avoir consommé d’alcool. Elle l’a trouvé coupable du bris des conditions de ne pas consommer d’alcool et de garder la paix et une bonne conduite.

Jeune accusé d'agression sexuelle : la liberté lui est à nouveau refusée

Accusé de divers gestes à caractère sexuel sur une adolescente au tribunal adulte et d’agression sexuelle en groupe au tribunal de la jeunesse, un homme de 18 ans devra prendre son mal en patience derrière les barreaux en attendant son procès prévu pour juin 2019.

Dans une ultime tentative, l’accusé a vu le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure rejeter ses requêtes de remise en liberté au palais de justice de Sherbrooke.

La détention du jeune homme avait été ordonnée en mai jusqu’à la fin des procédures judiciaires.

Son avocate Me Anne-Marie Campeau a plaidé des requêtes afin que la décision de le garder détenu soit révoquée et qu’il puisse être libéré sous conditions.

Accusations d’Agressions et d’intimidation

Il est accusé d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels sur une adolescente de moins de 16 ans, le 1er juillet 2017.

Cette plaignante aurait aussi subi des gestes semblables entre le 1er janvier et le 1er mars 2018 et des voies de fait entre le 1er juillet et le 1er août 2017. En plus des gestes à caractère sexuel sur des mineurs, le jeune homme est accusé d’avoir tenté d’intimider la plaignante au dossier entre février et avril 2018.

Il est aussi accusé en Chambre de la jeunesse d’agression sexuelle en groupe pour un événement qui serait survenu le 12 février 2017. Il ne peut être identifié en raison de cette accusation portée au tribunal de la jeunesse.

L’accusé avait été cité à son procès sur tous les chefs d’accusation en août dernier.

Son procès est prévu pour deux semaines à compter du 10 juin 2019 au palais de justice de Sherbrooke.

Les requêtes préliminaires seront entendues avant la sélection du jury.

Me Émilie Baril-Côté représentait le ministère public pour les requêtes déposées en Cour supérieure.