Alain Leclerc

Une autre cavale de quelques jours pour Alain Leclerc

SHERBROOKE - Arrêté après une autre cavale de quelques jours, Alain Leclerc resta détenu au moins jusqu'au début du mois de décembre.

Leclerc a comparu, mardi, pour répondre à une nouvelle accusation de bris de conditions devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke. Il subira alors son enquête sur remise en liberté le 3 décembre.

Alain Leclerc ne s'est pas présenté à deux reprises à ses rendez-vous pour la confection du rapport présentenciel avec volet sexologique.

Leclerc a tenu à préciser qu'il se trouvait à l'hôpital pour au moins l'une de ces dates. Absent de son domicile de Kingsey Falls depuis le 15 octobre dernier. Il a été retrouvé la semaine dernière.

« C'est un dossier anxiogène pour certaines victimes. Il faut que le dossier avance », signale la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion.

Alain Leclerc est en attente de sa peine dans trois dossiers de fraude.

En août dernier, Leclerc avait été remis en liberté sous conditions après avoir fait faux bond à la justice.

Leclerc est en attente d'une première peine dans une affaire de fraude de plus de 5000 $ entre octobre 2015 et mai 2016. Il avait fait miroiter à une connaissance qu'il allait lui construire un patio.

Leclerc avait déjà mentionné au tribunal qu'il voulait rembourser la victime dans ce dossier.

Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, il a été reconnu coupable dans deux autres dossiers.

Il a été reconnu coupable d'avoir menacé une mère et son fils dans une histoire de menaces inventées pour soutirer de l'argent.

Une femme d'Asbestos a aussi été la victime impuissante de l'individu sans scrupule qui lui a fait vivre cinq mois d'enfer entre octobre 2016 et mars 2017.

Leclerc a reconnu une fraude de plus de 9500 $ et une agression sexuelle contre elle.

Leclerc avait échafaudé un scénario de peur où il lui a fait croire que des gens voulaient s'en prendre à elle, à sa nièce et à des anciens conjoints.

L'accusé avait accumulé plusieurs détails de la vie de la victime sur Facebook, puis s'en est servi contre elle.

Par diverses stratégies, Leclerc a convaincu la femme qu'un groupe voulait s'en prendre à elle et à des membres de sa famille.

En novembre 2016, Alain Leclerc a poussé les manigances jusqu'à inventer une affaire d'obsédé sexuel qui voulait s'en prendre à la victime.

La victime a découvert le stratagème en mars 2017, puis a porté plainte à la police.

Les victimes dans les trois dossiers souhaitent être présentes lors des observations sur la peine qui se dérouleront le 22 janvier 2019.