Justin Alec Salvatore passera deux ans en prison.

Une arme chargée à la frontière: deux ans à l’ombre pour un Américain

Justin Alec Salvatore passera deux ans en prison.

Cet Américain de 24 ans a été condamné lundi par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, pour des accusations en lien avec la possession d’une arme chargée à la frontière canadienne au début du mois d’avril.

Salvatore rôdait à pied près de la frontière à Stanstead le lundi de Pâques avec un pistolet.380 chargé à bloc et avec un couteau à lame rétractable. C’est l’appel d’une citoyenne du chemin Derby Road à Stanstead vers 15 h qui a permis de procéder à son arrestation.

Les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui se trouvaient à proximité se sont rapidement rendus à la rencontre de l’individu suspect.

Le rôdeur de 24 ans, originaire de Colorado Springs au Colorado, avait un sac à dos et se déplaçait à pied. Il disait arriver de Montréal et avoir rencontré des gens à Magog.

Il s’est identifié avec son permis de conduire, mais n’avait pas de passeport sur lui. Il a été impossible pour la GRC de confirmer son port d’entrée au Canada, alors il a été mis en état d’arrestation pour entrée illégale au pays.

C’est à la suite de sa fouille qu’une arme de poing KEL-TEC P-3AT semi-automatique chargé avec six autres balles dans le chargeur et le couteau à lame rétractable ont été découverts sur lui.

En mai dernier, il a plaidé coupable aux accusations de possession d’une arme prohibée chargée et de possession d’une arme prohibée, un couteau à lame rétractable, ainsi qu’à l’accusation en vertu de la Loi sur l’immigration du Canada, soit l’entrée illégale au pays.

Son rapport présentenciel fait état d’une ignorance des lois canadiennes en matière d’arme à feu. Il y affirme porter une arme pour une question de sécurité depuis le meurtre de sa mère, au même titre que ses clés ou son portefeuille.

Onze crimes lui sont reprochés aux États-Unis. Il fait l’objet d’un mandat d’arrestation dans une affaire de vol à main armée masqué dans un dépanneur de Colorado Springs.

« Il est vague et imprécis relativement au mandat émis aux États-Unis. Ses explications à ce sujet sont invraisemblables. Le tribunal a de la difficulté à établir son profil en matière criminelle. Nous ne pouvons écarter une récidive de délit de violence. Le risque d’évasion de garde légale est préoccupant », mentionne la juge Fabi dans sa décision.

La détention provisoire a été retranchée de la peine imposée.

Une probation de deux ans s’appliquera à sa sortie de prison.

C’est Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique qui défendait l’accusé, alors que Me Isabelle Dorion représentait le ministère public.