Yvon Bélanger, 77 ans, de La Baie, s’est reconnu coupable de vol qualifié à la suite d’événements survenus en 2017.

Un voleur à marchette plaide coupable

Yvon Bélanger, un Baieriverain de 77 ans se déplaçant à l’aide d’une marchette tout en faisant face à des difficultés à s’exprimer en raison d’une trachéotomie, s’est reconnu coupable de vol qualifié, de vol à l’étalage et de bris de promesse survenus dans les deux dernières années, ce qui lui a valu une sentence l’obligeant à respecter la paix pendant les 24 prochains mois.

Présent devant le juge Jean Lortie, lundi au Palais de justice de Chicoutimi, l’homme représenté par Me Charles Cantin a choisi d’éviter un procès en plaidant coupable à plusieurs chefs d’accusation.

Selon les faits énoncés, à l’été 2017, M. Bélanger a accompagné sa conjointe de l’époque au guichet automatique de la Banque Nationale à La Baie afin qu’elle retire l’argent nécessaire au paiement du loyer de la résidence pour personnes âgées. Une employée de la résidence devait rejoindre le couple afin de recevoir l’argent du loyer. Argumentant alors que sa conjointe était gardée de force dans la résidence, M. Bélanger a subtilisé l’argent des mains de la résidante après l’avoir giflée.

Le 4 juillet 2018, M. Bélanger se rend au supermarché Maxi de La Baie et remplit des sacs réutilisables de bouteilles de vin, de nourriture et de détergent et repart sans payer à la caisse. Le 13 juillet suivant, il se rend de nouveau au même commerce et récidive en s’emparant de denrées d’une valeur totale de 58 $, brisant ainsi un engagement de respecter la paix. L’homme a utilisé la canne avec laquelle il se déplaçait à l’époque pour menacer l’agent de sécurité en fonction.

À la suggestion commune de la défense et de la Couronne, M. Bélanger a reçu une sentence de probation du juge Lortie d’une durée de 24 mois. Il devra éviter de communiquer, harceler et importuner son ex-conjointe ainsi que l’employée de la résidence tout en étant interdit de se rendre au Maxi de La Baie, à la suite des deux vols perpétrés à cet établissement.

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EN BREF

(Denis Villeneuve) – Marie-Josée Girouard, cette dame dans la cinquantaine qui a fait des siennes samedi matin au quartier général de la police de Saguenay au Carré Davis, a comparu au Palais de justice de Chicoutimi, lundi, devant le juge Jean Lortie. Elle fait face à des accusations de méfait, entrave au travail des policiers et de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.

La résidante du secteur du Cran-Serré, à Lac-Kénogami, représentée par Me Luc Tourangeau a brièvement comparu et demeure en détention à l’hôpital pour une trentaine de jours, selon la décision rendue.

Rappelons que la dame s’est présentée samedi matin vers 7 h 30 après avoir contacté les policiers. Une fois rendue sur place, elle aurait forcé la clôture et embouti à quatre reprises une voiture de patrouille à basse vitesse, causant des dommages peu importants à une roue. Lors de sa rencontre avec les policiers, elle aurait tenu des propos incohérents, selon les informations transmises à la cour. Mme Girouard n’a opposé aucune résistance lors de son arrestation.

Me Tourangeau a mentionné qu’il était plutôt inusité qu’une personne se rende à un poste de police afin d’y causer des dommages. 

Mme Girouard était en attente d’évaluation pour un autre dossier.