Pour arrondir son salaire de livreur, Stephen Godbout avait choisi le chemin du crime qui l'a toutefois mené directement en prison, mardi, à la suite d'une peine d'une année qui lui a été imposée au palais de justice de Sherbrooke.

Un vendeur de crack écope 12 mois de prison

Un individu de 50 ans de Sherbrooke a appris à ses dépens que le crime ne paie pas.
Pour arrondir son salaire de livreur, Stephen Godbout avait choisi le chemin du crime qui l'a toutefois mené directement en prison, mardi, à la suite d'une peine d'une année qui lui a été imposée au palais de justice de Sherbrooke.
Ébranlé, les yeux rougis, le quinquagénaire regardait vers sa conjointe en niant de la tête la réalité qui le frappe une année après avoir été arrêté dans une affaire de trafic de crack.
Coupable de possession de 7,4 grammes de cette drogue « bon marché qui crée une dépendance de façon quasi immédiate », selon le rappel du tribunal, et de trafic de cette substance entre janvier et septembre 2016, Godbout passera les 12 prochains mois à l'ombre.
Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a rappelé que Godbout avait été impliqué dans un cas classique du consommateur de stupéfiants qui succombe à l'offre de son revendeur de drogue de s'impliquer dans la vente de stupéfiants.
Le juge Chapdelaine a retenu plusieurs facteurs aggravants dans le dossier de Godbout pour justifier la peine de détention qui lui a été imposée au palais de justice de Sherbrooke, dont la nature de la substance impliquée et la longue période pendant laquelle le trafic a été a effectué, soit huit mois.
« Je retiens aussi votre âge comme facteur aggravant. Avec votre expérience de la vie, vous ne pouvez pas ignorer que le trafic de ce type de substance se fait au bénéfice d'organisations criminelles qui en contrôlent la vente. Un tel marché va se poursuivre tant que des gens sans antécédent judiciaire comme vous vont continuer à se mettre au service de ce type d'organisation pour la revente. Les principes de dénonciation et de dissuasion générale doivent primer au nom et pour la protection de la communauté », estime le juge Chapdelaine.
Le juge a rappelé que Stephen Godbout avait même impliqué sa conjointe et les parents de cette dernière dans cette aventure criminelle en cachant de la drogue dans le logement de ces derniers.
La bonne collaboration de Godbout avec les autorités, l'absence d'antécédent judiciaire et le risque de récidive faible ont été soulignés par le juge qui a tout de même imposé une peine de détention ferme.
Une probation de deux ans a été imposée à la suite de la peine qui sera purgée par Godbout.
C'est Me Marie-Line Ducharme qui représentait le ministère public dans cette affaire, alors que Me Michel Dussault défendait l'accusé.