Un train de la compagnie Canadian Pacific Railway (CP) fait un bruit épouvantable depuis plus de 40 heures près du Club de golf Venise à Magog.
Un train de la compagnie Canadian Pacific Railway (CP) fait un bruit épouvantable depuis plus de 40 heures près du Club de golf Venise à Magog.

Un train immobile en marche depuis plus de 40 heures

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
Un train en marche est immobilisé en face du Club de golf Venise situé sur le chemin de la Rivière à Magog depuis jeudi soir vers 17 h. Le bruit « insupportable » produit par les deux locomotives troublent la vie de plusieurs Magogois.

« Le bruit est insupportable, même que ça fait vibrer la maison! » déplore Rodolphe Arenales, qui réside juste en face de chemin de fer avec sa conjointe Martine Bouchard, qui a d’ailleurs partagé plusieurs vidéos dudit train sur sa page Facebook.  

L’intensité du bruit s’élève à presque 100 décibels, ce qui équivaut à l’atterrissage d’un Boeing 707 lorsqu’on est à un kilomètre de celui-ci, aux dires de M. Arenales. 

« C’est un weekend de trois jours, on aurait aimé pouvoir en profiter », regrette-t-il. « On doit dormir avec des bouchons, et le bruit en permanence trouble le sommeil de plusieurs enfants de nos voisins. » 

Le couple est conscient qu’il habite près d’un chemin de fer et que c’est normal d’entendre plusieurs trains passer, mais Mme Bouchard qualifie la situation « d’un enfer vécu depuis 48 heures ». 

Impact environnemental 

« En plus, le train consomme du fuel en permanence! Nous, on nous réprimande quand on laisse notre voiture cinq minutes en marche l’hiver parce que ça pollue, mais là, qu’il y ait deux locomotives qui consomment de l’essence depuis 40 heures, ce n’est pas un problème! » s’insurge Rodolphe Arenales, ajoutant que ça sent très mauvais quand on s’approche du train.  

Il a contacté la Ville, sans réponse, et la Régie de police de Memphrémagog, qui lui a répondu qu’elle était impuissante face à la situation.  

Seule la compagnie de train, soit Canadian Pacific Railway (CP), a le pouvoir de faire bouger les choses, mais La Tribune n’a pas réussi à obtenir sa version des faits.  

C’est invraisemblable qu’une entreprise puisse faire ce qu’elle veut sans que personne ne puisse agir, termine M. Arenales.