Un signaleur de 60 ans a perdu la vie plus tôt cette semaine à Bonsecours.

Un signaleur routier perd la vie à Bonsecours

Un signaleur routier est décédé des suites d’une collision avec une voiture survenue mardi à Bonsecours.

Le signaleur est décédé mercredi, rapporte la Sûreté du Québec (SQ). La victime est Michel Carmel, un homme de 60 ans de Sherbrooke.

L’accident est survenu au cœur du village, à l’intersection de la rue de l’Église et de la route 220, où des travaux avaient lieu.

La conductrice de la voiture, une femme de 30 ans, a été rencontrée par les policiers, mentionne Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ. «L’enquête se poursuit», dit-elle.

Cellulaire au volant?

Selon ce qui a été rapporté dans certains médias, il se pourrait que le cellulaire au volant soit en cause.  Mme Guindon ne peut pas s’avancer à ce sujet.

Selon ce qu’a pu apprendre le président de L’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec (ATSRQ), Jean-François Dionne, un collègue de M. Carmel a fait signe à la conductrice de s’arrêter, le temps qu’elle termine son appel au téléphone cellulaire. «Mais elle a pris les nerfs et elle est repartie. C’est là qu’elle a heurté le signaleur», explique M. Dionne.

«C’est désolant d’apprendre une telle tragédie. Ce sont des êtres humains qui travaillent près des chantiers.»  

Le président de l’ATSRQ souligne que c’est en novembre que se concentrent la plupart des décès des signaleurs sur les routes du Québec depuis 2010. Quatre des six décès sont survenus durant le onzième mois de l’année, dont celui de Jacques Dionne à Magog en 2013.

On doit donner des dents aux lois sur la conduite automobile dans les secteurs des chantiers routiers, dit-il. D’autant plus que les chantiers se multiplient sur le réseau routier. «Nous demandons aux automobilistes de respecter les signaleurs.»

«Il faut protéger ces travailleurs en donnant des peines plus sévères», clame-t-il.

Quadrupler les sanctions

Cet accident mortel survient alors qu’on apprend que le gouvernement du Québec songe à quadrupler les sanctions liées à l’utilisation du téléphone cellulaire au volant dans sa toute prochaine réforme du Code de la sécurité routière.

Selon un document obtenu par Cogeco Nouvelles, l’amende passera à entre 300 $ et 400 $ selon la gravité de l’infraction. Actuellement, les amendes varient de 80 $ à 100 $ et quatre points d’inaptitude sont inscrits au dossier de conducteur du contrevenant.

Dans le nouveau Code de la sécurité routière, il n’y aurait toutefois pas d’ajout de points d’inaptitude.

Si le Québec adoptait de telles sanctions, leur sévérité se rapprocherait de celles constatées en Ontario et en Colombie-Britannique.

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) croit que parler au cellulaire en conduisant quadruple le risque d’accident alors que texter au volant l’augmente de 20 fois.  Avec La Presse Canadienne