Rock-Henri Gagnon

Un sexagénaire accusé de contacts sexuels sur deux fillettes

Un récidiviste de 67 ans déjà condamné à une peine de prison pour des gestes en matière sexuelle se retrouve encore entre les mains de la justice pour une affaire semblable, mais cette fois pour des agressions sexuelles sur deux fillettes de 6 ans et 9 ans.
Rock-Henri Gagnon a été accusé de deux agressions sexuelles et de contacts sexuels entre le 28 juin et le 28 juillet 2017, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.
Le sexagénaire a passé la fin de semaine derrière les barreaux pour cette affaire de gestes à caractère sexuel sur deux fillettes qui résident dans son quartier.
L'individu déjà inscrit au Registre des délinquants sexuels aurait réussi à attirer l'une d'entre elles à son domicile de l'est de Sherbrooke.
Une première victime alléguée aurait verbalisé des gestes répréhensibles de la part de l'individu. C'est d'ailleurs à l'aide d'une canne qu'il s'est présenté devant le tribunal.
T-shirt et cheveux longs, Gagnon a salué le juge lorsqu'il s'est présenté devant lui.
Étant donné ses problèmes d'audition, il lui a demandé de répéter les conditions qui ont été émises contre lui soit notamment une interdiction de contact avec les victimes alléguées ou les membres de leur famille.
« La victime alléguée de 9 ans a mentionné à ses parents que le suspect lui aurait touché les parties intimes. Elle a aussi mentionné qu'une autre petite fille aurait vécu des gestes semblables », indique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.
Les enquêteurs du SPS ont rencontré cette seconde victime alléguée.
« La petite fille de 6 ans a confirmé qu'elle aurait aussi été touchée par le suspect », confirme le porte-parole du SPS.
D'autres victimes possibles
L'accusé a été arrêté vendredi dernier. Il a passé la fin de semaine au centre de détention de Sherbrooke avant de comparaître devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.
En plus des accusations en matière sexuelle sur des mineures de son entourage, l'individu doit aussi répondre d'un bris de probation.
« Les circonstances dans lesquelles les agressions ont été commises et les informations recueillies au courant de l'enquête nous laissent croire que d'autres enfants auraient pu être victime de cet homme. Si tel est le cas, nous demandons aux parents de nous contacter pour déposer une plainte », indique Samuel Ducharme du SPS.
Rock-Henri Gagnon possède de nombreux antécédents judiciaires qui remontent à aussi loin que 1978. Il avait alors été condamné pour attentat à la pudeur.
Ses démêlés avec la justice sur le plan sexuel l'ont conduit derrière les barreaux alors qu'il a été condamné à une peine de 18 mois en 2013 pour une affaire de contacts sexuels.
Me Joanny Saint-Pierre, qui a autorisé les nouvelles accusations contre Gagnon, s'est opposée à la remise en liberté de l'accusé.
L'avocat de la défense Me Patrick Fréchette a remis le dossier au 2 août.
« Nous n'avons pas l'intention de tenir une enquête sur remise en liberté, mercredi, mais d'évaluer la situation. Des décisions seront prises à ce moment-là. Je vais analyser la preuve », explique l'avocat de la défense.
Toute information concernant Rock-Henri Gagnon peut être communiquée à la division des enquêtes du SPS au 819 821-5544.