Dans la nuit du 17 au 18 août 2019, un père de famille avait laissé sa fillette dormir dans le véhicule alors qu'il prenait un verre dans un bar de la rue Wellington Sud.
Dans la nuit du 17 au 18 août 2019, un père de famille avait laissé sa fillette dormir dans le véhicule alors qu'il prenait un verre dans un bar de la rue Wellington Sud.

Un père reconnaît avoir abandonné sa fillette pour aller boire

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le père de famille qui avait laissé sa fille en bas âge dans son véhicule pendant qu’il était au bar à Sherbrooke à l’été 2019 a écopé d’une peine de prison à purger dans la collectivité.

Dans la nuit du 17 au 18 août 2019, l’individu avait voulu étirer la soirée qu’il venait de passer avec sa fille à la place Nikitotek. 

Ne trouvant pas de gardienne pour l’enfant en bas âge, il l’avait laissée dormir dans le véhicule pendant qu’il assouvissait son vice pour l’alcool dans un bar de la rue Wellington Sud.

Un témoin a aperçu l’enfant en pleurs dans la rue du centre-ville vers 2 h 15 dans la nuit.

La fillette était apeurée et elle avait uriné dans son pyjama. 

Les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke sont rapidement arrivés sur place pour aider la fillette. Le père de l’enfant est alors sorti d’un bar et a été dénoncé par des passants.

Une année plus tard, l’individu maintenant âgé de 40 ans a fait la preuve d’une reprise en main.

Il a cessé de consommer de l’alcool. Il effectue un suivi pour consolider cet acquis, s’est trouvé un emploi et exerce même ses droits parentaux en respectant les règles établies.

Devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke, il a reconnu une accusation d’abandon d’enfant pour le pathétique épisode d’août 2019.

Il a mentionné au tribunal que cet épisode était la pire erreur de sa vie.

Il a aussi reconnu deux bris de conditions où il avait communiqué avec la mère de ses enfants après s’être engagé à ne pas le faire devant le tribunal.

La juge Côté a insisté sur le fait qu’elle n’aurait pas hésité à imposer une peine de prison ferme s’il n’avait pas effectué de reprise en main.

L’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette et la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras ont fait une suggestion commune de peine de huit mois de prison à purger dans la collectivité.

L’individu, dont le nom ne peut être révélé pour ne pas identifier l’enfant, devra purger les quatre premiers mois de sa peine à son domicile 24 h par jour, sept jours par semaine. Par la suite, il devra respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h. 

Un signalement avait été effectué à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). La mère était rapidement arrivée au SPS pour prendre soin de son enfant.

La fillette a reçu de l’aide psychologique à la suite de cet épisode.