Gaston Shank et ses deux filles Vanessa Desloges-Shank et Mélanie Lemay-Shank ont été formellement accusés en lien avec le vol des cartes d’essence prépayées envoyées par la poste aux consommateurs sherbrookois floués lors du cartel de l’essence.

Un père et ses filles volaient les cartes-rabais

Gaston Shank et ses deux filles Vanessa Desloges-Shank et Mélanie Lemay-Shank ont été formellement accusés en lien avec le vol des cartes d’essence prépayées envoyées par la poste aux consommateurs sherbrookois floués lors du cartel de l’essence.

Le trio avait été pris sur le fait alors qu’ils volaient les cartes de 10 $ qui étaient distribuées dans les boîtes aux lettres.

L’homme de 49 ans et les deux femmes de 31 ans et 28 ans sont accusés d’avoir fait la tournée des boîtes aux lettres d’immeubles à logements du secteur de la rue des Jardins-Fleuris en janvier 2018 à la recherche des cartes de compensation de 10 $ qui étaient acheminées par la poste.

Cinq mois après les infractions alléguées, leurs noms étaient inscrits, jeudi, au rôle criminel du palais de justice de Sherbrooke.

L’avocate de la défense Me Karine Poliquin doit vérifier le mandat confié à son associé Me Michel Dussault avant de comparaître officiellement pour les trois accusés.

Le dossier reviendra au tribunal en juillet prochain. C’est Me Nathalie Robidoux qui a autorisé les accusations dans cette affaire.

En plus de la saisie d’une dizaine de cartes de compensation, les policiers ont aussi procédé à la perquisition du véhicule des suspects comme bien infractionnel.

Le règlement
Rappelons que dans le cadre du règlement à l’amiable du recours collectif du cartel de l’essence entre 2000 et 2006, Couche-Tard avait distribué des cartes compensatoires par la poste aux consommateurs du marché de Sherbrooke.

Plusieurs personnes de Sherbrooke, Magog, Thetford Mines et Victoriaville ont reçu des bons de remboursements de 10 $ à propos du recours collectif autorisé en 2009 contre les pétrolières.

Dans le jugement rendu par la Cour supérieure, l’objectif était que « chaque adresse répertoriée par Postes Canada à Victoriaville, Thetford Mines, Sherbrooke et Magog reçoive dans la mesure du possible un nombre similaire de bons de remboursement pour chaque détaillant du participant, bien que des distributions partielles sont probables ».

Chaque détaillant avait deux choix de remboursement : soit il donnait un bon de 10 $ aux clients dépensant plus de 20 $, ou encore, il pouvait envoyer les bons par la poste.

Le recours collectif avait été déposé par les deux automobilistes Marcel Lafontaine et Simon Jacques, en plus de l’Association pour la protection automobile. La problématique avait aussi été soulignée par le Bureau de la concurrence.

En mai 2017, les avocats des pétrolières et les avocats de l’Association pour la protection automobile ont fait consensus pour les marchés de Sherbrooke, Magog, Thetford Mines et Victoriaville.

Les gens indemnisés sont ceux qui ont acheté de l’essence entre le 1er janvier 2001 et le 30 juin 2006. En tout, près de 200 000 personnes et entreprises devaient se partager 17,3 M$, moins les frais d’avocats.