En imposant la peine, la juge a mentionné qu'elle espérait que les victimes puissent clore ce chapitre afin de concentrer leurs énergies à guérir leurs blessures.

Un père abuseur passera trois ans à l'ombre

Comme convenu dans le cadre d'une suggestion commune présentée au tribunal en janvier dernier, un père abuseur de Stanstead a été condamné à trois ans de prison, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.
«Les crimes sexuels sur des enfants sont extrêmement graves. Ils ont des conséquences sur le développement et la vie de ces jeunes. Ces conséquences sont souvent présumées par les tribunaux, mais ici ils sont prouvés par le témoignage des trois victimes. Elles ont fait preuve de beaucoup de courage en vous confrontant relativement à la violence sexuelle subie. Vous deviez les protéger, mais vous avez fait le contraire», a souligné la juge Desgens.
En imposant la peine, la juge a mentionné qu'elle espérait que les victimes puissent clore ce chapitre afin de concentrer leurs énergies à guérir leurs blessures.
Les mains jointes les unes aux autres lors du prononcé de la peine, les victimes se sont enlacées à la sortie du tribunal.
L'individu avait reconnu ses torts en septembre 2016 pour des épisodes de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur trois mineurs, dont sa propre fille.
L'individu de 54 ans de Stanstead, pour lequel une ordonnance du tribunal empêche de révéler l'identité pour protéger celle des victimes, a reconnu quatre chefs d'accusation de nature sexuelle entre 1996 et 2005.
Les avocats au dossier Me Maxime Bernatchez en défense et Me Marie-Line Ducharme pour le ministère public s'étaient entendus sur une suggestion commune de trois ans de pénitencier à imposer à ce père abuseur.
L'accusé a reconnu avoir fait une fellation au fils de sa conjointe alors que celui-ci avait environ sept ans. Le père abuseur est allé dans sa chambre pour commettre ces gestes sexuels. Il a aussi invité ce même enfant à venir le rejoindre dans son lit lors d'ébats sexuels dans le cadre d'un «trip à trois», alors que l'enfant avait environ douze ans.
L'accusé a aussi reconnu avoir incité sa propre fille à des contacts sexuels alors qu'elle avait environ trois ans. Le père a invité l'enfant à venir jouer avec lui et sa conjointe. Il a alors demandé à cette dernière de lui faire une fellation sous le regard de la fillette pour qu'elle reproduise ensuite les mêmes gestes.
Dans un contexte tout aussi malsain alors qu'il consommait cocaïne et crack, le père a demandé à sa fille adoptive de lui faire des fellations. Ces épisodes se sont déroulés en l'absence de la mère.