La juge Danielle Côté de la Cour du Québec a déterminé, vendredi, que l’accusé, qui ne peut être identifié étant donné qu’il était mineur au moment des évènements, devait être remis en liberté en attendant la suite de son procès les 16 et 17 avril.

Un partenaire de Dugbeh libéré sous conditions

Au lendemain de la condamnation de cinq ans de prison de Blessing Dugbeh pour une agression sexuelle en groupe d’une mineure à Sherbrooke, le dernier accusé dans cette affaire a été libéré sous conditions.

La juge Danielle Côté de la Cour du Québec a déterminé, vendredi, que l’accusé, qui ne peut être identifié étant donné qu’il était mineur au moment des évènements, devait être remis en liberté en attendant la suite de son procès les 16 et 17 avril. 

Le jeune homme qui subit son procès en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec devra respecter une série de conditions, dont un couvre-feu, de 20 h à 7 h. Il ne pourra pas non plus communiquer avec la victime ou les autres témoins ou individus condamnés dans cette affaire.

Les quatre premiers jours de son procès se sont déroulés la semaine dernière. Après les six mois de détention provisoire déjà purgés, son avocate Me Anne-Marie Campeau a demandé que son client soit libéré sous conditions.

Pour éviter que le temps purgé dépasse la peine qui pourrait lui être imposée s’il est reconnu coupable, il a été libéré sous conditions.

Les évènements en cause se sont déroulés le 12 février 2017.

Il doit se défendre d’une accusation d’agression sexuelle en groupe sur une adolescente, d’agression sexuelle simple, d’incitation à des contacts sexuels et de contacts sexuels lors du même évènement où Blessing Dugbeh a été reconnu coupable.

Déclaration vidéo

Une déclaration vidéo de l’accusé devrait être déposée en preuve par la poursuite à la reprise du procès au printemps.

La déclaration vidéo réalisée par la victime alléguée a été déposée lors de son témoignage la semaine dernière. 

Une ordonnance de non-publication empêche d’identifier la plaignante. Une amie l’avait invité à la rejoindre chez des amis pour un chilling en cette soirée de février 2017.

Le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle avait déposé la déclaration de l’adolescent qui se trouvait avec la plaignante dans la chambre avant que l’accusé, Dugbeh et d’autres adolescents entrent dans la chambre et commettent les gestes en cause.

L’accusé était détenu pendant son procès. Il est accusé d’avoir brisé des conditions en juillet 2019.

Blessing Dugbeh n’est pas non plus au bout du processus judiciaire.

Trois accusations d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger de trois victimes mineures alléguées entre mai 2016 et septembre 2017 sont toujours devant le tribunal.

L’homme de 21 ans sera de retour le 8 avril dans ces dossiers. Blessing Dugbeh déterminera alors si un procès devra se tenir relativement à ces accusations.

La preuve au procès de Dugbeh pour le viol collectif, qui s’est déroulé en mars 2019, avait révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

Ces accusations, concernant trois adolescentes de moins de 16 ans, comportent aussi des peines minimales de cinq ans pour chacune des victimes alléguées.

En imposant la peine pour l’agression sexuelle en groupe, jeudi, la juge Claire Desgens de la Cour du Québec a soulevé que Dugbeh avait joué à la roulette russe avec la santé de la victime.