Un homme de 83 ans de Magog a été condamné à passer les deux prochaines années derrière les barreaux pour des gestes à caractère sexuel.

Un octogénaire écope deux ans pour agressions sexuelles

Un homme de 83 ans de Magog a été condamné à passer les deux prochaines années derrière les barreaux pour des gestes à caractère sexuel.

L’octogénaire a reconnu des gestes à caractère sexuel sur trois victimes entre 2010 et 2017.

L’individu profitait de visites chez ses petits-enfants par alliance pour les agresser sexuellement. L’accusé était le conjoint de la grand-mère des enfants.

Une ordonnance de non-publication empêche de le nommer pour ne pas identifier les victimes.

L’individu a reconnu des gestes de contacts sexuels à une dizaine de reprises sur un garçon alors qu’il dormait, à une vingtaine de reprises sur une fillette elle aussi quand elle dormait et de voyeurisme dans le bain pour la troisième victime.

C’est la dénonciation de l’un des enfants qui a permis de découvrir le pot aux roses.

L’individu de 83 ans a reconnu tous les gestes lors de l’interrogatoire mené par la Régie de police Memphrémagog.

Les parents des enfants se sont adressés à l’accusé avant que la peine soit imposée.

« Tu nous as fait tellement du mal. Aussitôt que j’avais une petite joie, il y a cela qui revenait. J’ai réalisé une partie de ce que tu peux être. Il y a beaucoup de choses qu’on ne sait pas de toi. Je ne pourrai jamais te pardonner le mal que tu as fait à notre famille. Tout le monde a eu de la peine à cause de toi. Tu as volé l’innocence de mes enfants », a indiqué la mère des victimes.

« Tu ne réalises pas ce que tu as fait. Les enfants sont traumatisés. Je me sens coupable de ne pas avoir vu ça. Mais c’est de ta faute à toi, ce n’est pas de ma faute. Tu as volé les souvenirs de jeunesse de mes enfants. Tu m’as tout volé. Ç’a été difficile, mais maintenant on regarde en avant. Ma mère est maintenant bien et épanouie sans toi. Nous sommes tous heureux que tu ne fasses plus partie de la famille. Tu ne nous méritais pas. Tu n’es pas un grand-père. Maintenant on va penser que tu es un menteur, un manipulateur, que tu es égoïste et déréglé. Ce n’est pas juste la boisson qui a causé ça. Je me suis assurée que ta famille sache ce que tu as fait », a indiqué la mère des victimes

La peine de deux ans de prison a été imposée par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

Une probation a été imposée de même qu’un interdit de contact avec les victimes et leur famille.