Un accusé demande que sa détenion provisoire soit calculée à temps et demi étant donné ses conditions de détenion difficiles.

Un multirécidiviste réclame un allègement de sa peine

Un multirécidiviste demande que ses conditions de détention dans un secteur sécuritaire lui soient créditées à temps et demi lors de l'imposition de sa peine.
Christopher Ouellet était de retour devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec pour les observations sur la peine dans un dossier de vol et recel de véhicules à Richmond en septembre 2016.
Détenu depuis septembre 2016, il demande au tribunal que sa détention provisoire soit calculée en temps et demi étant donné ses conditions de détention plus sévères que les autres détenus.
Appelé à témoigner mardi au palais de justice de Sherbrooke, Ouellet a expliqué qu'il était détenu avec trois autres personnes dans l'aile H-3 du Centre de détention de Sherbrooke.
Il signale être détenu dans un espace de « 12 par 12 » « 23 h sur 24 ».
Il soutient n'avoir accès qu'à une sortie d'une heure par jour dans un espace extérieur de « 10 par 10 ». Il s'est aussi plaint de n'avoir accès à aucun service de réhabilitation, se voir interdire de se rendre aux rencontres des alcooliques anonymes, aux narcotiques anonymes, au pasteur de l'établissement carcéral, d'aller à la bibliothèque ou à des cours.
La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a pris la demande de Ouellet en délibéré. Elle doit évaluer si cette demande n'entre pas en conflit avec une autre cause où Ouellet a été accusé en juillet 2016.
Ces gestes de l'été n'ont pas encore été reconnus, alors qu'il a plaidé coupable à ceux de septembre.
Une suggestion commune de six mois et demi de détention a été présentée par l'avocat de la défense Me Michel Dussault et Me Marie-Line Ducharme du ministère public.
Si la décision est favorable à Ouellet, il restera encore une quinzaine de jours à purger à Ouellet, Si la détention provisoire compte en temps simple, il devra encore purger deux mois de demi de prison pour ce dernier dossier.
Christopher Ouellet a reconnu être en détention sécuritaire pour des antécédents d'intimidation envers des personnes en lien avec le système de justice.
En 2010, il avait été condamné à 54 mois de prison après avoir reconnu sa culpabilité à des accusations d'incendie criminel et d'intimidation sur un policier, de complot et production de cannabis, tentative de vol de même que conduite dangereuse et délit de fuite.
Ouellet avait été impliqué dans une affaire avec un agent de la Sûreté du Québec de Richmond en 2005. À ce moment, il avait allumé un incendie à partir de bombes artisanales dans la maison en construction du policier.
Ouellet a aussi reconnu sa culpabilité à une accusation de complot et de production de cannabis. Il contrôlait une production de cannabis à Danville à partir de sa cellule du Centre de détention. Les policiers avaient saisi 650 plants de cannabis. La perquisition avait été réalisée en octobre 2009.