Un incendie majeur, au coin des rues Dufferin et Frontenac au centre-ville de Sherbrooke, a été maîtrisé dimanche en après-midi.
Un incendie majeur, au coin des rues Dufferin et Frontenac au centre-ville de Sherbrooke, a été maîtrisé dimanche en après-midi.

Un mégot de cigarette à l’origine de l’incendie de la rue Frontenac

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
C’est un mégot de cigarette déposé dans un bac sur le toit sur l’édifice centenaire qui est vraisemblablement à l’origine de l’incendie qui l’a endommagé, dimanche en fin d’après-midi, au centre-ville de Sherbrooke.

L’enquête du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) a permis d’établir le fil des évènements de la journée et de déterminer la cause de cet incendie accidentel à l’édifice de la rue Frontenac.

« Un article de fumeur a été laissé dans un pot à fleurs. Étant donné que l’article en question était mal éteint, il a sans doute été ravivé par les vents. Le feu s’est ensuite propagé à la toiture », explique le chef aux opérations du SPCIS, Claude Langlois.

Selon les premières estimations des pompiers, le montant des dommages s’élève à plus de 125 000 $.

Le SPICS a rapidement été dépêché sur les lieux vers 16 h 20 pour éteindre les flammes et limiter les dommages. Les flammes ont été contenues au toit du bâtiment.

Des commerces, dont le café Bistro Kàapeh Espresso, et des logements en rénovation ont été touchés principalement par l’eau et la fumée.

Une quinzaine de locataires des logements voisins de l’édifice patrimonial situé à côté de l’hôtel de ville de Sherbrooke avaient été évacués.

Le chef Langlois explique que ce type d’incendie où des mégots de cigarettes sont laissés dans des pots de fleurs ou du paillis est relativement fréquent.

« Nous avons à intervenir régulièrement sur ce type d’incendie. Des piétons laissent souvent leur mégot dans les platebandes de la ville et nous avons à intervenir. Ça arrive aussi souvent à des résidences », explique le chef Claude Langlois.

La semaine dernière, dans la nuit du 19 au 20 septembre, un incendie de ce type s’était déclaré dans l’est de Sherbrooke.

Un mégot de cigarette échappé dans un bac de récupération est à l’origine de l’incendie survenu sur la 9e Avenue à Sherbrooke.

L’incendie, qui s’est déclaré sur le balcon du 3e étage situé à l’arrière du 340 de la 9e Avenue, avait causé pour plus de 300 000 $ de dommages.

Les pompiers avaient dû utiliser les échelles portatives pour procéder au sauvetage des locataires qui s’étaient réfugiés sur les balcons situés à l’avant de l’immeuble.

Nuit occupée

Cet incendie venait à peine d’être maitrisé que les pompiers ont dû ressortir au cours de la nuit.

Le SPICS a dû intervenir pour éteindre un fauteuil en feu à l’hôtel Albert situé à l’intersection de la rue King Est et de la rue Bowen Sud.

Les pompiers sont aussi intervenus lors d’incendies sur la rue Sant-Raymond de même que sur la rue Belvédère.

« Sur la rue Belvédère, les occupants avaient maitrisé l’incendie. On ne rapporte pas de dommages majeurs », explique Claude Langlois du SPICS.