Présentant visiblement une aversion envers les policiers, un livreur de Windsor a entrepris de prendre le bras d'un patrouilleur de la Sûreté du Québec en remontant la vitre de son véhicule.

Un livreur coince le bras d'un policier

Présentant visiblement une aversion envers les policiers, un livreur de Windsor a entrepris de prendre le bras d'un patrouilleur de la Sûreté du Québec en remontant la vitre de son véhicule.
Frédérick Gendron restait immobile au feu de circulation et ne parlait pas lorsque les policiers l'interpelaient.
Constatant le cul-de-sac dans lequel il s'était embourbé le 1er novembre 2016, le livreur windsorois a finalement obtempéré aux ordres des policiers non sans les avoir fui pendant quelques minutes.
Cette entrave au travail des policiers et les voies de fait vaudront à cet individu, qui considérait plus important d'offrir un bon service comme livreur que d'attendre que les policiers lui remettent un constat d'infraction, une amende de 800 $ ainsi qu'un dossier criminel.
Gendron avait été interpelé par les patrouilleurs de la Sûreté du Québec alors qu'il se trouvait derrière son lieu de travail.
Ces derniers voulaient lui remettre un constat pour une infraction du Code de la sécurité routière qu'il venait de commettre.
Coopératif au départ, Frédérick Gendron a remis son permis de conduire et les papiers d'enregistrement de son véhicule aux policiers.
Cependant, sa collaboration n'a pas duré.
Quelques instants plus tard, il a considéré que la livraison qu'il avait à faire était prioritaire. Il est parti sans crier gare faussant compagnie aux deux agents de la SQ.
« Il ne semble pas trop aimer les policiers », a indiqué la procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry lors du plaidoyer de culpabilité de Gendron.
Ne dépassant pas les limites de vitesse, effectuant tous ses arrêts obligatoires, Gendron ignorait sirène et gyrophares de ces représentants de la loi qui le pourchassaient.
C'est à un feu de circulation que le policier a empoigné Frédérick Gendron dans son véhicule pour mettre fin à la poursuite à basse vitesse. Mais le fuyard n'a pas bronché.
« La faute la plus grave est d'avoir fermé la fenêtre sur le bras du policier. C'est un geste extrêmement dangereux qui aurait pu entraîner des conséquences importantes », a exprimé le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au jeune individu qui a reconnu ses premières accusations criminelles, lundi au palais de justice de Sherbrooke.
Mais cette étourderie de ne pas avoir obtempéré aux policiers et d'avoir pris son bras dans son véhicule vaudra aussi au client de Me Kim Dingman de suivre des conditions dans le cadre d'une probation.