Un individu sans antécédent judiciaire a appris par 30 jours de détention qu'on ne ment pas au tribunal.

Un individu a appris qu'on ne ment pas au tribunal

Un individu sans antécédent judiciaire a appris par 30 jours de détention qu'on ne ment pas au tribunal.
Stéphane Guillemette a plaidé coupable, mercredi, à une accusation de parjure au palais de justice de Sherbrooke.
Alors qu'il était sous serment, Guillemette a fait une fausse déclaration devant la Cour municipale à Windsor en février 2016.
Stéphane Guillemette a reconnu avoir menti devant le juge de la Cour municipale alors qu'il contestait un constat d'infraction qui lui avait été émis concernant ses assurances automobiles.
Guillemette avait déclaré avoir contracté une assurance pour son véhicule Honda Civic 2000 pour le 1er juillet 2015, alors que cette date était fausse et qu'il le savait.
Une vérification des policiers de la Sûreté du Québec a permis de découvrir la fausse version qui avait été donnée par Guillemette devant le tribunal municipal qui lui a valu des accusations de parjure.
La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a insisté sur le fait que le parjure était une infraction « très sérieuse ».
« Faire une fausse déclaration devant le tribunal où tout autre endroit où des déclarations assermentées sont faites est une infraction sérieuse. Si l'on banalise le fait que des gens ne tiennent pas compte que la crédibilité de la justice repose sur des déclarations honnêtes et de bonne foi, c'est tout le système judiciaire que l'on ébranle », signale la juge Desgens.
La juge a tenu compte des principes de dénonciation et de dissuasion, mais en sous pesant la situation particulière de l'accusé pour imposer une peine de détention qui n'est pas déraisonnable même si elle est clémente.
Guillemette purgera sa peine de façon discontinue du lundi au jeudi de 9 h à 16 h afin de pouvoir conserver son emploi de nuit.
Stéphane Guillemette a affirmé au tribunal qu'il regrettait les gestes posés. Remords qu'il a aussi exprimé à maintes reprises à son avocat Me Jean Leblanc.
Une probation de 12 mois lui a aussi été imposée.
C'est Me Laïla Belgharras qui représentait le ministère public dans cette affaire.