L'homme a été arrêté à la pointe Merry de Magog.

Un homme au comportement douteux arrêté pour bris de conditions

La Régie de police de Memphrémagog (RPM) a eu raison de s’inquiéter du comportement douteux d’un homme de 56 ans qui n’a pas mis de temps à briser son engagement de remise en liberté.

L’affaire a débuté en juillet dernier. La RPM a reçu des informations et une plainte concernant l’homme dont les gestes laissaient craindre des infractions d’ordre sexuel à l’endroit de personnes de moins de 16 ans dans son environnement direct. «Les gestes en questions concernent des attouchements et des conversations qui sans être des crimes font craindre la possibilité qu’un crime soit commis», explique le lieutenant Sylvain Guay, porte-parole de la RPM.

«Les enquêteurs ont rencontré des témoins et une plaignante. Après avoir présenté les faits à un juge, malgré qu’aucun crime n’ait été commis, un mandat d’arrestation a été obtenu afin de faire comparaître l’individu et encadrer ses comportements. Des conditions ont été émises par un juge de la Cour du Québec en vertu des dispositions à l’article 810.1 du Code criminel.»

Alain Junior Pilotte, de Magog, a été arrêté vendredi 30 août et a comparu au palais de justice de Sherbrooke. «Il a été libéré avec plusieurs conditions à respecter, telles que garder la paix, ne pas communiquer avec la personne plaignante ou autre personne de moins de 16 ans, ne pas se trouver dans un parc et ne pas utiliser internet. Ces conditions sont valides pour une période de 12 mois», ajoute M. Guay.

«Dimanche, un citoyen a reconnu Pilotte au parc de la pointe Merry à Magog et a avisé la Régie de police de Memphrémagog. M. Pilotte a été arrêté pour bris d’engagement et a été gardé détenu au poste de police en attendant sa comparution mardi au palais de justice de Sherbrooke.»

Lors de sa comparution, Alain Junior Pilotte a été formellement accusé de bris d’engagement pour s’être trouvé dans un parc alors que cela lui était interdit par l’engagement qu’il avait signé moins de 48 heures auparavant.

Le suspect a été remis en liberté avec les mêmes conditions à respecter.

M. Pilotte a un antécédent en matière sexuel en 2006 à l’égard d’une personne majeure, précise Sylvain Guay.