Le suspect dans cette affaire était connu des policiers, mentionne Sylvain Guay, lieutenant à la Régie de police de Memphrémagog.

Un homme agresse son père de 71 ans

Un homme d’Orford connu pour ses problèmes de santé mentale s’en est pris physiquement à son père dans la nuit lundi à mardi.

Vers 4 h du matin, les policiers de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) ont reçu un appel pour des voies de fait commises dans une maison unifamiliale. Sur place, ils ont découvert un homme de 37 ans qui aurait frappé, bousculé et menacé de mort son père de 71 ans à la suite d’une dispute, rapporte Sylvain Guay, lieutenant à la RPM.

« L’homme de 71 ans a trouvé refuge chez un voisin, mais était poursuivi par son agresseur, à qui il a pu échapper. Il a tenté de défoncer la porte de la maison avec une bûche. »

« Le fils qui habite avec son père est retourné chez lui et a causé des méfaits en brisant des murs, des portes et de l’ameublement à poings nus. Il a causé pour quelques milliers de dollars de dommages. Il y a des trous partout. »

À l’arrivée des policiers, le suspect a collaboré à son arrestation, ajoute M. Guay. Il était visiblement blessé aux mains, intoxiqué et tenait des propos incohérents. Selon M. Guay, l’homme de 71 ans a subi un choc nerveux. Il a aussi quelques ecchymoses à la suite de cette agression.

« Les policiers l’ont conduit à l’hôpital afin d’y consulter un médecin pour ses blessures et son état mental, dit-il. Le monsieur était démoli après ce qui venait de lui arriver. »

« L’homme en question n’a pas d’antécédent criminel, mais il est connu des policiers pour des problèmes de santé mentale. Le médecin a jugé que l’individu pouvait comparaître devant un juge ».

Le fils se serait présenté en plein milieu de la nuit intoxiqué par l’alcool et peut-être d’autres substances. C’est à ce moment que la dispute a éclaté, relate M. Guay. « C’est une simple remarque du père sur le fait que son fils ne devrait pas s’ouvrir une autre bière et qu’il devrait plutôt aller se coucher qui a fait tout éclater », résume-t-il à La Tribune.  

La RPM n’avait pas reçu de plainte de la part de la famille sur des comportements inquiétants de la part de l’homme de 37 ans au cours des dernières semaines, assure le lieutenant Guay.
Il a été amené au palais de justice de Sherbrooke pour faire face à des accusations.