Un grand-père abuseur détenu

Un individu de 69 ans de Sherbrooke qui reconnaît des gestes de contacts sexuels commis sur sa petite-fille, mais visiblement pas les conséquences qu'il a pu créer a été condamné à huit mois de prison.
Au moment de se faire imposer sa peine, le grand-père abuseur a mentionné au tribunal qu'il considérait que la peine n'était pas juste.
« C'est la première fois de ma vie que j'ai une faiblesse envers un petit-enfant. Je trouve que c'est injuste d'avoir une telle peine », mentionné l'accusé.
L'individu de 69 ans a plaidé coupable, lundi au palais de justice de Sherbrooke à l'accusation d'attouchements sexuels sur un enfant de moins de 16 ans entre mai 2008 et décembre 2009.
Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a mentionné à l'accusé que les gestes inappropriés qu'il a commis à l'endroit de sa petite-fille avaient engendré des dommages importants.
« Les dommages sont encore plus grands lorsqu'ils sont causés par une personne comme son grand-père qui doit la protéger. La peine tient compte du fait que vous avez plaidé coupable et que la victime n'a pas eu à venir témoigner, sinon la peine aurait été beaucoup plus longue. Pour vous, la peine peut paraître longue, mais il faut protéger les enfants et dissuader les personnes qui seraient tentées de faire des gestes semblables. J'espère que vous réfléchirez à vos gestes en détention », a mentionné le juge Chapdelaine au délinquant dont l'identité ne peut être révélée pour protéger celle de la victime.
Si l'accusé a reconnu les gestes sur la période de 2008 et 2009, la procureure aux poursuites criminelle Me Joanny Saint-Pierre a mentionné que la période des gestes en cause pourrait être beaucoup plus longue.
Le grand-père a reconnu avoir touché sa petite-fille à la poitrine à la hauteur des seins, au bas du corps et de l'avoir embrassée avec la langue « entre cinq et dix fois » alors que la fillette avait entre 5 et 10 ans.
L'accusé, défendu par Me Jessyca Duval de l'aide juridique, a mentionné qu'il reconnaissait « en partie » les gestes qui lui étaient reprochés.
« Pour la fillette, elle pensait que ce qui se passait avec son grand-père était normal. Elle a appris lors d'un atelier à l'école que ça ne l'était pas », a expliqué Me Saint-Pierre au tribunal.
Un mois de détention supplémentaire a été imposé à l'accusé parce qu'il a envoyé une lettre à la victime et ses parents.
« Je voulais demander pardon à ma petite-fille et à ses parents pour les gestes posés », a expliqué l'individu au tribunal. Il a ainsi enfreint la condition de ne pas communiquer avec la victime ou ses parents.
L'accusé devra suivre une thérapie en délinquance sexuelle.