Elisabeth Savoie, 29 ans, a été amenée au palais de justice de Sherbrooke, où elle a été accusée de tentative de meurtre contre son colocataire. Son avocat a réclamé une évaluation psychiatrique .

Un femme poignarde son colocataire

Un homme de 62 ans de Sherbrooke lutte pour sa vie après avoir été poignardé au cou dans son domicile de l’est de Sherbrooke.

Sa colocataire, Élisabeth Savoie, a été amenée devant le tribunal, mardi au palais de justice de Sherbrooke, alors qu’une accusation de tentative de meurtre a été déposée contre elle.

Son avocat Me Patrick Fréchette a demandé qu’une évaluation psychiatrique soit faite concernant l’aptitude de sa cliente à subir les procédures judiciaires.

« Les conversations que j’ai eues avec mon confrère de la poursuite, les circonstances de l’affaire et la courte discussion que j’ai eue avec ma cliente m’amènent à faire cette demande », a expliqué Me Fréchette au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

C’est une accusation d’avoir tenté de causer la mort en poignardant au cou et au corps son colocataire sur la rue Eymard qui a été autorisée contre la femme de 29 ans par le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille.

Le dossier a été reporté au 20 novembre prochain pour le retour de l’évaluation psychiatrique.

Une dispute éclate

Pour une raison qui reste à être déterminée par le Service de police de Sherbrooke, une dispute a éclaté entre le sexagénaire et sa colocataire dans leur logement de la rue Eymard, vers 17 h 20, lundi soir.

« Nous avons reçu un appel au 9-1-1 pour une bagarre dans un logement », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

À l’arrivée des policiers, une femme était couverte de sang et un homme se tenait le cou à deux mains en affirmant qu’une femme venait de le poignarder.

« La femme semblait sous le choc avec le regard vide. Quant à l’homme, il a été transporté au CHUS où il lutte encore pour sa vie », signale le porte-parole du SPS.

La femme de 29 ans, bien connue des milieux policiers, a été arrêtée.

« Elle doit être rencontrée par les enquêteurs avant sa comparution afin que nous puissions faire la lumière sur cette affaire », indique le porte-parole du SPS.

Marie-Catherine Gosselin réside dans le logement au-dessus de celui où est survenue l’altercation armée.

« J’ai entendu quelqu’un qui toussait fort. Par la suite, j’ai vu une personne partir en ambulance », explique Marie-Catherine Gosselin.

Elle mentionne avoir constaté du va-et-vient régulier au logement où est survenue l’altercation, mais rien d’anormal.

« Ce n’est pas des gens que je connais », indique Marie-Catherine Gosselin.

Au logement où est survenue l’agression armée, un homme a entrouvert la porte lors de la visite de La Tribune. Il a mentionné qu’il ne s’était rien passé dans le logement.

La dispute a éclaté entre le sexagénaire et sa colocataire de 29 ans dans leur logement du 133 de la rue Eymard à Sherbrooke.