Louis Robichaud a pris soin de se cacher le visage, lorsqu’il est sorti du Palais de justice de Chicoutimi, lundi.
Louis Robichaud a pris soin de se cacher le visage, lorsqu’il est sorti du Palais de justice de Chicoutimi, lundi.

Un enseignant de Saguenay accusé de voyeurisme et de possession de pornographie juvénile

Louis Robichaud, un enseignant d’une école secondaire de Saguenay, fait face à des accusations de voyeurisme, d’écoute électronique et de possession de pornographie juvénile. L’individu de 38 ans aurait installé des caméras dans la salle de bain d’une amie afin de l’épier et aurait intercepté des conversations privées. Les policiers auraient également découvert des milliers de fichiers de pornographie juvénile lorsqu’ils ont perquisitionné son ordinateur. En raison des accusations qui pèsent contre lui, Robichaud ne pourra pas pratiquer son métier jusqu’à nouvel ordre.
Louis Robichaud est professeur de sciences dans une école secondaire de Saguenay.

Louis Robichaud a brièvement comparu devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, lundi en fin d’avant-midi. Il était détenu depuis son arrestation, survenue jeudi dernier, après une perquisition effectuée à son domicile de Jonquière. Pour l’instant, les accusations qui pèsent contre l’homme n’auraient pas de lien direct avec son métier d’enseignant. 

Des caméras dans la salle de bain

Selon les informations policières, Robichaud aurait installé une caméra dans la salle de bain d’une de ses amies. Cette femme est une adulte. 

C’est d’ailleurs en découvrant ladite caméra que la plaignante a fait appel aux policiers de Saguenay. Au même moment, la dame se serait aperçue que quelqu’un avait pris le contrôle de son téléphone cellulaire à distance. Ces deux informations ont mis la puce à l’oreille des enquêteurs, qui ont pu retracer Louis Robichaud et organisé une visite à son domicile. Celui qui enseigne les sciences a été arrêté à la fin de la semaine dernière. Lors de la perquisition à son domicile, les policiers auraient découvert une seconde caméra, installée dans sa propre salle de bain. Ils ont également saisi son ordinateur et fait la découverte de milliers de fichiers de pornographie juvénile. 

Jeudi dernier, lors de sa première comparution, Robichaud ne faisait face qu’à un seul chef, soit d’avoir intercepté des conversations, ce qui est illégal. 

Le ministère public s’était opposé à sa libération, puisque le dépôt d’autres accusations était envisagé.

Après avoir pris connaissance de la preuve recueillie par les policiers, le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget, a porté de nouvelles accusations de voyeurisme et de possession de pornographie juvénile, lundi, au Palais de justice de Chicoutimi. 

Le ministère public a consenti à la remise en liberté de l’individu, mais il devra respecter de sévères conditions, notamment celle de vivre chez sa mère. 

L’homme ne pourra pas se trouver en compagnie de mineurs, ni dans les parcs ni dans les écoles. C’est donc dire qu’il ne pourra pas travailler. 

Il ne peut pas approcher deux femmes, qui sont les deux plaignantes au dossier, à moins de 100 mètres, et il lui est totalement interdit de se trouver à proximité de l’école où il enseigne. 

Le procureur de la poursuite, Me Michaël Bourget, a porté de nouvelles accusations contre l’homme de 38 ans, qui avait passé le week-end en prison.

D’ailleurs, les policiers de Saguenay se rendront à l’école sous peu, où ils perquisitionneront le bureau de Robichaud, de même que son ordinateur professionnel. L’enquête sur le terrain n’est pas terminée, a confirmé le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier. 

Présent dans le box des accusés lundi matin, Louis Robichaud a acquiescé aux demandes du juge et a répondu, d’une voix enrouée, qu’il était prêt à respecter les conditions. Il a donc pu reprendre sa liberté et s’est réservé le choix de ses plaidoyers. 

L’homme, qui était représenté par Me Alexandrine Pilote, en remplacement de Me Charles Cantin, sera de retour en cour le 13 mars. 

Pas de commentaires 

Du côté de la direction de l’école, on n’a pas voulu faire de commentaires. On a toutefois spécifié que les parents des élèves seront informés de la situation.