Le déraillement mortel a eu lieu le 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

Un enquêteur de la SQ appelé à la barre des témoins

L'enquêteur de la Sûreté du Québec qui a procédé à la saisie de la locomotive de tête 5017 du convoi de la Montréal, Maine & Atlantic (MMA) a rencontré deux employés de la compagnie au matin du 6 juillet 2013.

L'enquêteur Pierre Fortier de la SQ est le troisième témoin appelé à la barre au procès de Thomas Harding, Jean Demaître et Richard Labrie, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Les trois anciens employés de la MMA subissent leur procès devant jury relativement à l'accusation de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes lors du déraillement du train du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

«J'ai demandé aux deux employés de s'identifier comme le veut la procédure parce que je considérais que je me trouvais sur une scène le crime. Les deux individus voulaient prendre des photos et constater certaines choses sur les locomotives. Ils sont montés dans la locomotive 5017 où ils ont pris plusieurs photographies», a expliqué l'enquêteur Fortier.

En plus de saisir les locomotives immobilisées à environ un kilomètre de l'amoncellement de wagons qui brûlait au centre-ville, l'enquêteur Fortier a saisi des documents dans la locomotive de tête.


Pierre Fortier

Pierre Fortier a témoigné à l'effet qu'il avait été aspergé d'huile provenant de la locomotive 5017 lors de sa saisie.

«J'ai relié ces locomotives au train en question en raison d'une odeur de brûlé. Il y avait des fuites d'huile vivantes. Il y a aussi eu une fuite d'huile de la locomotive 5017 que j'ai reçue sur moi dans le visage jusque sur mes pantalons», a signalé Pierre Fortier lors de son témoignage.

Fin du contre-interrogatoire

Le technicien du Service d'identité judiciaire de la Sûreté du Québec Jacques Lafrance a mentionné en contre-interrogatoire que le dérailleur qu'il a pris en photo à Nantes, près de l'endroit où le train était garé pour la nuit avant de partir à la dérive, était cadenassé.

C'est ce dernier qui a déposé une série de photos des scènes de la tragédie ferroviaire à Nantes et Lac-Mégantic lors de l'enquête qui a été faite.

«Je ne peux pas dire si le dérailleur fonctionnait ou pas», a témoigné Jacques Lafrance qui n'a jamais été questionné concernant la propagation rapide du feu à la suite du déraillement du convoi même s'il est qualifié en matière d'enquêtes incendies.

Jacques Lafrance