Dimanche matin, des pompiers nettoyaient la scène.

Un engin explosif fait un mort à Rock Forest

Un engin explosif a causé la mort d’un homme vers 18 h samedi soir à Rock Forest, sur le chemin Louis-Cayer, près de l’intersection avec le chemin St-Roch Nord.

Des pompiers s’affairaient dimanche matin à nettoyer du sang qui s’était répandu dans la neige sur plusieurs mètres en bordure de chemin. La victime n’avait pas pu être identifiée en raison de l’état de sa dépouille, a mentionné la Sûreté du Québec, dont la Division d’enquête sur les crimes majeurs a été chargée du dossier.

Il était trop tôt dimanche pour avancer une hypothèse quant à ce qui avait pu se passer, mais la SQ indiquait que rien ne laissait croire pour le moment qu’il s’agissait d’un geste terroriste ou lié au crime organisé. Un individu a été rencontré par les enquêteurs et est considéré comme un témoin important dans l’affaire.

Des morceaux d’un véhicule ont été trouvés sur les lieux de l’explosion, laissant croire que c’est une voiture qui a explosé, mais les policiers ne pouvaient pas confirmer cette information. « Nous ne pouvons pas préciser s’il s’agit d’une voiture qui a explosé. C’était près de l’intersection, à l’extérieur, près d’un véhicule », a mentionné le porte-parole de la SQ Claude Denis.

Le Service de police de Sherbrooke a été appelé sur les lieux par téléphone, mais n’ont pas pu préciser dimanche qui avait logé cet appel.

« Les vitres ont shaké »

Michel Desrochers habite dans la maison la plus près du site de l’explosion, à environ 500 mètres. « Les vitres ont shaké, on voyait vraiment que ç’a produit un déplacement d’air », a-t-il relaté.

Il sait de quoi il parle : il est lui-même propriétaire d’une entreprise de dynamitage. Son entrepôt se trouve d’ailleurs à un kilomètre de chez lui. « Je me suis demandé si ça venait de sauter chez nous! J’ai essayé d’aller voir, mais la rue était bloquée par les policiers. Sur le coup, je pensais que c’était un accident. Quand j’ai réussi à me rendre à mon entrepôt, j’ai vu que c’était barré et qu’il n’y avait pas de traces dans la neige », raconte-t-il.

Plusieurs proches de M. Desrochers l’ont contacté pendant la journée, pensant qu’il pourrait être la victime, en raison de la proximité et de la nature de l’événement.