Un détenu écope un an pour avoir frappé un gardien

Pressé de sortir de la douche au Centre de détention de Sherbrooke, un prévenu est sorti de ses gonds en assénant un coup de poing au visage d’un agent des services correctionnels.

Josué Pierre réclamait depuis un bon bout de temps dans la journée du 18 décembre 2016 de se rendre sous la douche.

« Nous avons acquiescé à sa demande », explique l’agent des services correctionnels du Centre de détention de Sherbrooke qui deviendra la victime du détenu.

Malgré les demandes répétées des agents, qui devaient aussi composer avec l’admission de détenus qui arrivaient d’une prison extérieure, l’individu de 30 ans se prélassait trop longuement sous la douche.

« Il voulait de nouveaux vêtements, mais nous lui avons donné par erreur ceux de son codétenu. Il s’est alors mis à crier », relate l’agent des services correctionnels d’expérience qui a témoigné des conséquences de cette agression.

C’est en s’interposant auprès du prévenu que ce dernier a reçu un coup de poing au-dessus de la lèvre supérieure, juste sous le nez, de la part de Josué Pierre.

L’agent des services correctionnels s’est alors mis à saigner.

Près d’un an plus tard, la victime doit encore composer avec des douleurs causées par la cicatrice de cette blessure sous le nez.

« Je n’ai pas perdu d’heure de travail, mais j’ai un inconfort encore persistant à la suite de ce coup de poing », a témoigné l’agent des services correctionnels lors des observations sur la peine dans le dossier de Josué Pierre.

L’individu a plaidé coupable, mardi, à l’accusation de voies de fait causant des lésions devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

« Depuis ce temps-là, je me suis calmé », a soutenu l’accusé devant le tribunal sans s’excuser à l’agent des services correctionnels présent dans la salle d’audience.

Les avocats au dossier Me Patrick Fréchette en défense et Me Émilie Baril-Côté du ministère public ont suggéré une peine d’une année de détention.

Me Baril-Coté a expliqué au tribunal que cette peine respectait les principes de dénonciation et de dissuasion.

À la demande de l’accusé, le juge Chapdelaine a émis une recommandation pour que Josué Pierre puisse purger sa peine à la prison de Bordeaux à Montréal.

L’individu possède déjà trois antécédents judiciaires en matière de violence sur la personne. 

Il est aussi détenu depuis 14 mois dans une affaire de tentative de meurtre qu’il aurait commise le 31 août 2016 à Granby. Le Montréalais de 30 ans a été accusé à la suite de coups de feu tirés au parc Horner. Plusieurs personnes auraient été impliquées dans cette histoire qui n’a fait aucun blessé.